Construire une Europe élargie implique une vision stratégique à long
terme des politiques mises en œuvre. Les élargissements de 1973, 1981, 1986 et 1995
se sont inscrits dans les différentes étapes de ce processus. Or,
l’élargissement aux pays de l’Est - en vue de leur intégration
économique, sociale et politique - fait naître de nouveaux enjeux.
L’Union européenne et les différents pays candidats ont-ils la volonté politique et les
moyens économiques de relever ces défis ? Parviendront-ils à établir un
développement équilibré des échanges économiques entre eux ? Quelle
sera l’efficacité de la stratégie d’intégration désormais retenue, tant du point de
vue économique que politique ?
La première session européenne a eu pour objet de mieux circonscrire certains de ces enjeux en
s’attachant plus particulièrement à leurs aspects économiques et sociaux dans un
marché intérieur élargi. A cette fin, deux comités ont été
constitués : l’un sur la mise en œuvre de la libre circulation des travailleurs et des personnes, l’autre sur
la libre circulation des marchandises et des capitaux.
Dans un premier temps, l’étude présente les défis de l’élargissement en
matière d’éducation, de formation, de recherche, d’emploi, de protection sociale et de
santé, et enfin de dialogue social. Puis, c’est l’espace Schengen qui est revisité : asile, flux
migratoires, instruments de coopération judiciaire en matière civile et pénale, dans un
espace de liberté, de sécurité et de justice, tel que réaffirmé lors du
Conseil européen de Tampere (Finlande ; octobre 1999).
La deuxième partie présente la situation macro-économique des candidats avec les
principaux indicateurs pour la Pologne et la Bulgarie. Le rôle des acteurs économiques et sociaux
dans le processus d’élargissement y est analysé avec les instruments de l’adhésion et de
l’intégration.
Complétant le volet juridique de l’intégration, quelques instruments d’intervention
économique sont ensuite présentés : investissements directs étrangers, jouant le
rôle de catalyseur du processus d’adhésion des pays candidats et harmonisation fiscale, retenue
comme illustration des questions juridiques et économiques.
Ainsi mise en perspective, chaque étude est accompagnée de propositions concrètes
fondées sur les principes de base d’un espace de paix et de prospérité.
La troisième partie rassemble différentes contributions thématiques qui viennent illustrer
les exposés précédents.