Une grande variété de phénomènes naturels

Dans le rapport 2002 sur «Les événements naturels dommageables», le ministère de l'Ecologie et du Développement durable présente une typologie des phénomènes naturels.

1 - Inondation 
1.1 - Par une crue (débordement de cours d'eau) 
1.1.1 - Débordement lent (de plaine) 
1.1.2 - Débordement rapide (torrentiel) 
1.2 - Par ruissellement et coulée de boue 
1.2.1 - Ruissellement rural (souvent accompagné de coulées de boue ou d'eau boueuse) 
1.2.2 - Ruissellement urbain ou péri-urbain (souvent accompagné d'eau boueuse) 
1.3 - Par lave torrentielle (torrent et talweg) 
1.4 - Par remontées de nappes naturelles 
1. 5 - Par submersion marine 
1.5.1 - Marée de tempête, houle 
1.5.2 - Raz-de-marée , tsunami

2- Mouvement de terrain
2.1 - Affaissement 
2.1.1 - Affaissement dû à des cavités anthropiques (carrières, sapes, muches) 
2.1.2 - Affaissement dû à des cavités naturelles 
2.2 Effondrement 
2.2.1 - Effondrement localisé (fontis) dû à des cavités anthropiques 
2.2.2 - Effondrement localisé (fontis) dû à des cavités naturelles 
2.2.3 - Effondrement généralisé dû à des cavités anthropiques 
2.3 - éboulement, chutes de pierres et de blocs 
2.3.1 - Chutes de pierres ou de blocs 
2.3.2 - éboulement en masse 
2.3.3 - éboulement en grande masse (ou écroulement) 
2.4 - Glissement de terrain 
2.4.1 - Glissement 
2.4.2 - Coulées boueuses issues de glissements amont 
2.4.3 - Fluage/solifluxion 
2.5 - Avancée dunaire 
2.6 - Recul du trait de côte et de falaises 
2.6.1 - Trait de côte et falaises littorales - côte basse 
2.6.2 - Trait de côte et falaises littorales - côte à falaise 
2.6.3 - Recul de berges fluviales 
2.7 - Les tassements différentiels

3 - Séisme

4 - Avalanche

5 - éruption volcanique
5.1 - Coulées (ou intrusion) de lave 
5.2 - Coulées pyroclastiques 
5.3 - Retombées aériennes 
5.4 - Gaz 
5.5 - Lahars

6 - Feu de forêts

7 - Phénomènes liés à l'atmosphère
7.1 - Cyclone/ouragan (vent) 
7.2 - Tempête et grains (vent) 
7.2.1 - Tempête (vent) 
7.2.2 - Lignes de grains 
7.2.3 - Grains 
7.3 - Trombes (vent) 
7.4 - Foudre 
7.5 - Grêle 
7.6 - Neige et pluies verglaçantes 
7.6.1 - Neige 
7.6.2 - Pluies verglaçantes

Extrait de : ministère de l'Ecologie et du Développement durable, « Les événements naturels dommageables en France et dans le monde en 2002 », 2003.

Une grande variété de dommages possibles

La Mission d'inspection spécialisée de l'environnement (MISE, aujourd'hui intégrée à l'Inspection générale de l'Environnement) avait établi en 1999 une échelle de gravité des dommages.

Une grande variété de dommages possibles

Une grande variété de dommages possibles

Classe

Dommages humains

Dommages matériels

0 Incident

Aucun blessé

Moins de 0,3 M€
(moins de 2 MF

1 Accident

1 ou plusieurs blessés

Entre 0,3 M€ et 3 M€
(entre 2 MF et 20 MF)

2 Accident grave

1 à 9 morts

Entre 3 M€ et 30 M€
(entre 20 MF et 200 MF)

3 Accident très grave

10 à 99 morts

Entre 30 M€ et 300 M€
(entre 200 MF et 2GF)

4 Catastrophe

100 à 999 morts

Entre 300 M€ et 3 G€
(entre 2 MF et 20 GF)

5 Catastrophe majeure

1000 morts ou plus

3 G€ ou plus (20 GF ou plus)

Source : Mission d'inspection spécialisée de l'environnement, mai 1999.

Le rapport 2003 sur «Les événements naturels dommageables» précise qu' «il s'agit d'une table à double entrée qui range les événements naturels en six classes, depuis l'incident jusqu'à la catastrophe majeure. 
Les six classes sont construites à partir de cinq seuils, pour les dommages humains d'une part, pour les dommages matériels d'autre part. 
La classe retenue de l'événement est celle qui correspond à l'impact humain ou matériel le plus élevé. Ainsi, 3 morts et 50 M€ correspondent à un événement de classe 3 ; 120 morts et 50 M€ correspondent à un événement de classe 4. Les dommages matériels sont les dommages qui peuvent être couverts par une garantie d'assurance (tempête, ouragan, cyclone, grêle, poids de la neige, catastrophe naturelle), mais aussi les dommages aux biens publics, aux infrastructures, aux réseaux, à l'environnement qui font rarement l'objet de tels contrats».

«Les risques naturels ne prennent leur véritable signification qu'en fonction des vulnérabilités créées par l'homme»

Réveil du Vésuve en janvier 1926

Réveil du Vésuve en janvier 1926.

Photo Actu © Archives La Documentation française.

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«Le jeu des forces de la nature a toujours existé sur le globe terrestre et n'a cessé de s'exprimer de manière variable et épisodique. (...) C'est à partir de la révolution industrielle, du fait de la concentration des hommes et de leurs activités sur des espaces urbanisés relativement restreints, que les risques naturels deviennent de véritables dangers pour les sociétés. Désormais, la notion de risque naturel va pouvoir se définir. C'est le produit combiné d'un aléa et d'une vulnérabilité. L'aléa représente la menace potentielle d'un phénomène naturel qui aura une certaine intensité, concernera un certain territoire, en un certain temps. La vulnérabilité concerne l'importance des conséquences prévisibles, dues à l'aléa, dans tous les domaines qui peuvent être affectés : les hommes, les biens, les milieux. Elle prend aussi en compte la capacité d'une société à réagir et à surmonter la crise (résilience). Dans une société de plus en plus complexe, la vulnérabilité va prendre en compte non seulement les établissements humains, les grands équipements qui les desservent, les réseaux qui les alimentent mais aussi les différents patrimoines bâtis ou naturels».

Extrait de : Jocelyne Dubois-Maury, «Les risques naturels : quelles réponses ?», Problèmes politiques et sociaux n° 863, 2001 (avant-propos).

Mis à jour le 21/01/2005

 

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