7 août 1960
Proclamation de l'indépendance de la Côte d'Ivoire.

27 novembre 1960
Félix Houphouët-Boigny, alors Premier ministre, est élu président de la République. Il sera réélu à six reprises (1965, 1970, 1975, 1980, 1985 et 1990). La première Assemblée nationale compte 70 députés issus du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), parti unique.

24 avril 1961
Signature d'un accord de défense entre la France et la Côte d'Ivoire. Il est complété par un accord d'assistance militaire technique signé le même jour et par cinq accords techniques signés entre 1965 et 1980.

9 février 1982
Manifestations étudiantes, fermeture de l'université et des grandes écoles. Leader de la contestation, Laurent Gbagbo crée un parti qui deviendra le Front populaire ivoirien (FPI), principal opposant au PDCI, puis s'exile en France jusqu’en 1988.

28 octobre 1990
Ayant dû affronter pour la première fois un autre candidat (Laurent Gbagbo), Félix Houphouët-Boigny est réélu avec 82 % des voix. Alassane Ouattara sera nommé Premier ministre.

18 février 1992
A la suite d'importantes manifestations estudiantines, Laurent Gbagbo est arrêté et condamné le 6 mars à deux ans de prison. Il sera libéré le 1er août suivant.

7 décembre 1993
Décès du président Houphouët-Boigny à l'âge de 88 ans. Le président de l'Assemblée nationale Henri Konan Bédié assure l’intérim, conformément à l'article 11 de la Constitution modifiée en 1990.

22 octobre 1995
Henri Konan Bédié est élu président de la République avec 96,44 % des suffrages devant le seul autre candidat n'ayant pas boycotté l'élection, Francis Wodié, du Parti ivoirien des travailleurs (PIT).

24 décembre 1999
L'ancien chef d'état-major, Robert Gueï, destitue Henri Konan Bédié et s’empare du pouvoir. Il dissout les institutions républicaines et crée un Comité national de salut public (CNSP). L'opposant Alassane Ouattara, chef du Rassemblement des républicains (RDR), rentre de son exil en France.

22-26 octobre 2000
Après l’annonce de la victoire de Robert Gueï à l'élection présidentielle dont Alassane Ouattara a été exclu pour "nationalité douteuse", des soulèvements populaires, auxquels se joint l'armée, aboutissent à la reconnaissance par la Commission électorale de la victoire de Laurent Gbagbo, qui sera investi le 26 pour cinq ans.

19 septembre 2002
Une tentative de coup d'Etat fomenté par une partie de l’armée dégénère en soulèvement. Le général Robert Gueï est tué. La tentative de putsch se transforme en rébellion dans le nord du pays.

15-23 janvier 2003
Signature des accords de Marcoussis dépouillant le président Laurent Gbago de l’essentiel de ses pouvoirs et permettant l’entrée de l’opposition au gouvernement. Violentes manifestations contre la France, qui déploie l’opération Licorne.

13 mai 2003
Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1479 qui crée "pour une période initiale de six mois, une Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (MINUCI) avec mandat de faciliter la mise en œuvre de l'Accord de Marcoussis et comprenant une composante militaire (...), en complément des opérations menées par les forces françaises et celles de la CEDEAO".

27 février 2004
Le conseil de sécurité de l'ONU vote la résolution 1528 qui autorise le déploiement de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) pour une durée de douze mois. Formée de 6 240 militaires et de 350 policiers, cette force a pour mission de faire respecter le cessez-le-feu, d'aider au désarmement et au retour à la vie civile des combattants, de mettre en sûreté ou de détruire les armements confisqués, et de contribuer à la préparation de l'élection présidentielle prévue pour 2005 par les accords de Marcoussis.

4-8 novembre 2004
Les forces aériennes ivoiriennes attaquent les bases rebelles du Nord mais touchent la base aérienne française de Bouaké. Neuf soldats français sont tués. En représailles, les forces françaises détruisent plusieurs avions ivoiriens. Vaste opération anti-française menée à Abidjan par un mouvement nationaliste refusant la présence militaire française qui conduit la France à renforcer ses troupes de 600 hommes et à évacuer 4 500 ressortissants français.

21 octobre 2005
Le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1633, qui prolonge le mandat de Laurent Gbagbo jusqu’au 31 octobre 2005, l’élection présidentielle, prévue le 30 octobre, ne pouvant être organisée en raison de la persistance de la crise que traverse le pays. La résolution de l'ONU adjoint au président Gbagbo un Premier ministre doté de tous les pouvoirs nécessaires pour organiser un nouveau scrutin. Le 31 octobre, des manifestants rassemblés à Abidjan réclament le départ de Laurent Gbagbo.

1er novembre 2006
Prenant acte "de l'impossibilité d'organiser des élections présidentielle et législatives à la date prévue et d'expiration du 31 octobre 2006", le Conseil de sécurité de l'ONU adopte à l'unanimité la résolution 1721, qui souscrit à la décision du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine selon laquelle "le président Laurent Gbagbo demeurera chef de l'État à partir du 1er novembre 2006 pour une nouvelle période finale de transition n'excédant pas 12 mois".

29 mars 2007
Laurent Gbagbo nomme au poste de Premier ministre Guillaume Soro, le chef de la rébellion, à la suite d’accords signés le 4 mars à Ouagadougou grâce à la médiation du président burkinabé, Blaise Compaoré.

12 février 2010
Le président Laurent Gbagbo annonce la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante. Il reconduit le Premier ministre, Guillaume Soro, dans ses fonctions et le charge de former un gouvernement restreint d'une quinzaine de membres. Prévue pour la fin de l'hiver selon le dernier calendrier, l'élection présidentielle est, pour la sixième fois depuis 2005, reportée à une date indéterminée. Par ailleurs le 16, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) appelle au maintien de la paix. Le 19, plusieurs personnes sont tuées à Gagnoa, dans le centre-ouest de la Côte d'Ivoire, au cours d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants opposés au Président.

31 octobre 2010
Premier tour de l'élection présidentielle, attendue depuis 2005. Le président Gbagbo recueille 38 % des suffrages. Son adversaire, Alassane Ouattara obtient 32 % des voix, contre 25,2 % pour l'ancien Président, Henri Konan Bédié. Le taux de participation atteint plus de 83 %.

28 novembre 2010
Le deuxième tour du scrutin présidentiel oppose Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Le 2 décembre 2010, la Commission électorale indépendante (CEI) proclame la victoire d'Alassane Ouattara avec 54 % des voix contre 46 % pour Laurent Gbagbo. Les observateurs internationaux dénoncent des irrégularités dans certaine régions et Laurent Gbagbo dépose un recours devant le Conseil constitutionnel, lequel juge les résultats de la CEI non valables et annonce le 3 décembre 2010 la victoire de Laurent Gbagbo avec un score de 51,5 %. Le 4 décembre 2010, les deux candidats prêtent serment, chacun de leur côté, en tant que Président de la Côte d'Ivoire. Laurent Gbagbo nomme Aké N'Gbo Premier ministre tandis qu'Alassane Ouattara désigne à ce poste Guillaume Soro.

14 décembre 2010
Les proches d'Alassane Ouattara appellent leurs partisans à prendre le contrôle de la télévision d'Etat et du siège du gouvernement. Des heurts violents entre les deux camps font près de 200 morts, selon le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme.

23 décembre 2010
L'assemblée générale de l'ONU reconnait la victoire d'Alassane Ouattara en accordant son agrément aux diplomates proposés par ce dernier.

19 janvier 2011
La résolution 1967 du Conseil de sécurité de l'ONU autorise l'envoi de 2 000 casques bleus supplémentaires dans le cadre de l'ONUCI (Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire). 50 jours après le second tour de l'élection présidentielle, Le président sortant refuse de céder le pouvoir et garde le contrôle des bâtiments administratifs, de la télévision publique et des forces de sécurité. L'administration parallèle d'Alassane Ouattara, reconnu vainqueur par la majeure partie de la communauté internationale, est basée dans un hôtel d'Abidjan, sous protection de l'ONUCI.

31 janvier 2011
Lors d'un sommet à Addis-Abeba, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine décide de confier à un panel de cinq chefs d'Etat représentant toutes les régions africaines, la tâche de résoudre, dans un délai d'un mois, la crise ivoirienne.

22 février 2011
Des combats opposent les forces de Laurent Gbagbo aux forces pro-Ouattara dans plusieurs quartiers d'Abidjan, dont Abobo.

30 mars 2011
Résolution 1975 du Conseil de sécurité de l'ONU imposant des sanctions ciblées contre Laurent Gbagbo et son entourage, et exigeant son départ immédiat. Les forces pro-Ouattara s'emparent de la capitale politique, Yamoussoukro. Depuis fin 2010, le bilan est de 410 tués.

4-11 avril 2011
La résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan est attaquée à l'arme lourde et par voie aérienne par l'ONUCI et les forces françaises de l'opération Licorne, en vertu de la résolution 1975 de l'ONU. Le 11 avril, les forces d'Alassane Ouattara, appuyées par l’ONUCI et les forces françaises, pénètrent dans la résidence présidentielle et arêtent Laurent Gbabo et son épouse.

21 mai 2011
Alassane Ouattara est investi président de la République à Yamoussoukro, en présence de chefs d’Etat africains, du Président français Nicolas Sarkozy, et du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

Mis à jour le 01/06/2011

 

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