2007

10 juillet
L’Agence de notation Moody’s abaisse la note de 399 titres liés aux prêts subprime octroyés par des grandes banques américaines (Citigroup, Morgan Stanley, Merril Lynch, Bear Stearns).

17 juillet
La banque d’investissement américaine Bear Stearns annonce que la valeur de ses fonds a fondu de moitié à cause des subprimes. Cette annonce provoque un premier recul des bourses européennes.

Wall Street : le New York Stock Exchange

Wall Street : le New York Stock Exchange.

© D.R

Agrandir l'image

26-27 juillet
Baisse record à Wall Street. Recul également à Londres, Francfort, Paris et Tokyo.

1er août
Des établissements financiers australiens et américains annoncent être aussi affectés par la crise des subprimes. Les bourses européennes s'enfoncent.

2 août
La Banque centrale européenne (BCE) maintient son taux inchangé à 4 %.

9-10 août
BNP Paribas annonce qu'elle gèle trois fonds de placements composés de titres adossés à des subprimes.
La BCE, la Federal Reserve (Fed) et la Banque centrale du Japon injectent plus de 330 milliards de dollars dans le circuit monétaire mondial.

10 août
Tous les indices boursiers sont en chute. La BCE et la Fed injectent encore de fortes sommes. HomeBanc, société américaine de crédit immobilier qui compte plusieurs banques européennes (dont BNP Paribas) parmi ses créanciers, se place sous la protection de la loi sur les faillites.

13 août
Les banques centrales réinjectent de la monnaie. Les bourses repartent à la hausse.

14 août
Les bourses de Paris, Londres et New York sont en chute.

15 août
Le Dow Jones passe sous la barre des 13 000 points.

16 août
Le CAC 40 clôture à son point bas annuel, à 5 265,47 points.
Le coût de la crise des subprimes est estimé à 150 milliards de dollars, selon une étude de Calyon.

17 août
Rebond des places boursières.
Le fonds américain Sentinel Management Group se met en faillite pour échapper aux demandes de remboursement de ses créanciers.

23 août
Bank of America injecte 2 milliards de dollars dans Countrywide, premier prêteur immobilier du pays, sous forme d'actions préférentielles, afin d’éviter sa faillite.

31 août
Troisième séance de rebond pour les bourses européennes.

6 septembre
La Fed et la BCE injectent de nouvelles liquidités sur le marché monétaire.

12 septembre
La crainte de l’impact de la crise des subprimes sur l’économie américaine contribue à l’appréciation de l'euro, franchit pour la première fois de son histoire le cap de 1,39 dollar.

14 septembre
L'annonce que la Banque d'Angleterre a dû consentir un prêt d'urgence à Northern Rock, numéro cinq du financement immobilier britannique, a un fort retentissement.

18 septembre
La Fed réduit d'un demi-point son principal taux directeur.

4 octobre
Malgré les critiques dénonçant l'euro fort, le principal taux directeur reste laissé en l'état, à 4 %.

20 novembre
Pour la première fois de son histoire, l'euro franchit la barre de 1,48 dollar.

6 décembre
Le président George W. Bush présente les grandes lignes d'un plan d'urgence destiné à venir en aide à certains ménages pris au piège de l'endettement.

11 décembre
La Fed abaisse son taux directeur d'un quart de point, à 4,25 %.

12 décembre
Le plan exceptionnel d’injection de liquidités par un groupe de banques centrales fait rebondir les places boursières et provoque une nette remontée des taux d'intérêt américains, mais est considéré comme le signe d'une aggravation de la crise des subprimes.

2008

18 janvier
Annonce par le président Bush d'un plan de relance de l'économie américaine de 150 milliards de dollars.

22 janvier
La Fed abaisse le taux des fonds fédéraux de 4,25 à 3,50 %, une première depuis 18 ans. Le 30 janvier, une nouvelle baisse porte le taux directeur à 3 %.

17 février
La banque britannique Northern Rock est nationalisée pour éviter son dépôt de bilan.

16 et 18 mars
La Fed injecte de nouvelles liquidités et octroie un prêt de 30 milliards de dollars à la banque d'affaires JP Morgan.

8 avril
Le FMI (Fonds monétaire international) chiffre le coût de la crise financière à quelque 1 000 milliards de dollars.

15 avril
L'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) chiffre les pertes liées à la crise des subprimes à 422 milliards de dollars.

12 juillet
Faillite d’Indymac, l'un des plus gros prêteurs hypothécaires américains.

28 juillet
Dans son rapport mensuel sur la stabilité financière, le FMI estime que la crise des subprimes est loin d'être finie et que ses dégâts collatéraux sont potentiellement dévastateurs.

30 juillet
Le président George W. Bush promulgue la loi de soutien au marché immobilier, qui, entre autre, instaure un fonds de 300 milliards de dollars pour aider les accédants à la propriété en difficulté et accorde un soutien d'urgence aux organismes américains de refinancement du crédit immobilier Fannie Mae et Freddie Mac.

7 septembre
Henry Paulson, secrétaire américain au Trésor, annonce le placement « sous tutelle » publique de Fannie Mae et de Freddie Mac pour un coût potentiel de 200 milliards de dollars.

15 septembre
L'un des fleurons de Wall Street, Lehman Brothers, annonce "son intention de se déclarer en faillite" dans la journée, "afin de protéger ses actifs et de maximiser sa valeur". À cette annonce, les bourses mondiales s’affolent.

16 septembre
La Fed accorde un prêt de 85 milliards de dollars à l’assureur américain AIG, au bord de la faillite.

18 septembre
La Fed apporte 180 milliards de dollars sur les marchés (un record) et la BCE, environ 40 milliards.
100 milliards de dollars supplémentaires seront levés par le Trésor américain.

19 septembre
Après la Financial Services Authority (FSA) britannique, l'autorité de régulation des marchés britanniques, son homologue américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), interdit à son tour les ventes à découvert sur les titres du secteur financier.

28 septembre
La Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg annoncent la nationalisation partielle de la banque Fortis.

30 septembre
Les gouvernements belge, français et luxembourgeois décident d’injecter 6,4 milliards d'euros dans le capital du bancassureur Dexia (ex-Crédit local de France).

Wall Street : le New York Stock Exchange

Wall Street : le New York Stock Exchange.

© US Department of the Treasury

Agrandir l'image

3 octobre
Promulgation du plan de sauvetage financier des banques américaines (Plan Paulson) prévoyant la création d'un fonds public d'au moins 700 milliards de dollars donnant à l'État les moyens et l'autorité de racheter les créances douteuses pour stabiliser les marchés financiers.

4 octobre
Au sommet de Paris sur la crise financière, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Gordon Brown et Silvio Berlusconi s'engagent à soutenir les banques européennes et appellent à un sommet international en vue d'une réforme du système financier mondial.

6 octobre
"Lundi noir" pour les bourses mondiales.

8 octobre
Sept banques centrales mondiales (États-Unis, Europe, Royaume-Uni, Canada, Suède, Suisse et Chine) s’accordent pour baisser leurs taux directeurs d'un demi-point.

10 et 12 octobre
Les pays membres du G7, puis ceux de la zone euro décident d’un vaste plan de sauvetage du système financier mondial.

13 octobre
En France, le gouvernement adopte un plan national prévoyant l’injection de 10,5 milliards d'euros dans les six plus grandes banques privées françaises, ces dernières devant en contrepartie consentir des prêts aux PME et aux ménages afin d’atténuer les effets de la crise sur l’économie.
Des mesures de soutien aux PME sont annoncées quelques jours plus tard.

15 novembre
Sommet des dirigeants des pays industrialisés et des économies émergentes (G20) à Washington.

Sources : Chronologie internationale (La Documentation française) et presse.

Mis à jour le 18/11/2008

 

Autres contenus apparentés

Ressources complémentaires