Bouchon sur l'autoroute A4

Bouchon sur l'autoroute A4.

© DREIF. Photo : Gobry. Diffuseur : La Documentation française

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« Le bilan de l’insécurité routière de la France entière en 2005, métropole plus les quatre départements d’outre-mer : Guadeloupe, Guyane, Martinique et Réunion, laisse apparaître une diminution de 0,9 % du nombre d’accidents corporels, de 3,7 % du nombre de tués et de 0,3 % du nombre de blessés par rapport à l’année 2004 qui était bissextile.

En métropole, avec 4,9 % de tués en moins au cours de cette année 2005, c’est la quatrième année consécutive que le bilan s’améliore, mais le rythme de baisse se ralentit après la baisse exceptionnelle de 20,9 % en 2003 et la baisse substantielle de 8,7 % en 2004.

La baisse a surtout profité aux routes de rase campagne ce qui explique que les principales baisses du nombre de tués en 2005 par rapport à 2004 concernent les autoroutes de dégagement (–22,5 %), les routes nationales (– 9,9 %), les usagers voitures de tourisme (–10,0 %) et de véhicules utilitaires (– 9,0 %), les enfants de moins de 15 ans (– 25,1 %) et la classe des 25-44 ans (– 10,5 %). L’exception concerne les autoroutes de liaison (+ 16,7 %) mais elles avaient connu l’an dernier d’excellents résultats (– 34,5 %).

A l’inverse, on observe une hausse des accidents en zone urbaine ce qui a entraîné des augmentations du nombre des tués pour les piétons (+ 8,0 %), les cyclomotoristes (+ 3,8 %), les motocyclistes (+ 1,3%) et les jeunes de 15 à 17 ans (+ 12,6 %). S’agissant de l’évolution intra-annuelle analysée en données CVS, on constate une très grande stabilité au cours de l’année 2005 : en dehors du mois de juillet qui apparaît comme une exception, tous les mois oscillent entre ± 5 % autour de la tendance moyenne à 5 140.

Le principal facteur ayant contribué à ces résultats est la baisse de 1,9 % des vitesses moyennes pratiquées par les automobilistes et par les motocyclistes. Cette baisse est due d’abord au développement du contrôle-sanction automatisé qui a multiplié par deux le nombre d’infractions vitesse mais également à la forte hausse du prix des carburants.

Cette hausse des prix des carburants a également contribué à une stagnation du trafic par rapport à l’an dernier alors qu’il progressait régulièrement de 2,5 à 3 % au cours des dernières années : cette année comme en 2004, les progrès obtenus en particulier grâce aux améliorations des véhicules et des infrastructures n’ont donc pas été contrebalancés par des hausses du trafic et sont donc visibles dans la baisse du nombre des tués.

Les progrès en matière de port de la ceinture se poursuivent en ville, les taux de port en rase campagne avoisinant maintenant les 100 %. »

Extrait de : "Synthèse générale de l'année 2005", in "La sécurité routière en France : bilan de l'année 2005", Observatoire national interministériel de la sécurité routière.

Mis à jour le 10/03/2007

 

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