9-10 novembre 1989

Chute du mur de Berlin.

Décembre 1989

Création du programme "Pologne-Hongrie aide à la reconstruction économique", qui sera étendu successivement à la plupart des États européens de l'ancien bloc soviétique (hors la CEI).

22-23 juin 1993

Lors du Conseil européen de Copenhague, une décision de principe est prise concernant l'entrée dans l'UE de dix pays d'Europe centrale et orientale (PECO) : Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie. Adoption d'une série de trois critères (existence d'institutions démocratiques, présence d'une économie de marché viable, capacité à reprendre "l'acquis communautaire") que devront remplir ces États pour entrer dans l'UE dont, par ailleurs, la "capacité à accueillir ces nouveaux membres" doit être prise en compte.

1994-1996

Dépôt par dix pays de leur demande d'adhésion : (par ordre chronologique)  Hongrie, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Lettonie, Estonie, Lituanie, Bulgarie, République tchèque, Slovénie. 

Décembre 1994

Le Conseil européen d'Essen met en œuvre une stratégie de pré-adhésion en faveur des États liés à l'Union européenne par un accord européen.

1er janvier 1995

Entrée de l'Autriche, de la Finlande et de la Suède dans l'UE.

16 juillet 1997

Dans un document intitulé Agenda 2000, pour une Union plus forte et plus large, la Commission européenne présente ses propositions en matière d'élargissement ; elle propose d'ouvrir des négociations d'adhésion avec cinq États (Estonie, Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovénie) ainsi que Chypre, qui sont alors considérés comme étant les mieux préparés à l'adhésion à l'aune des critères définis au sommet de Copenhague (la situation des autres pays devant être réexaminée chaque année)

12-13 décembre 1997

Le Conseil européen de Luxembourg lance le processus d'adhésion de onze États (les 11 rassemblent les "5 + 1" ainsi que la Bulgarie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovaquie, la Roumanie) et décide l'ouverture en avril-mai 1998 de négociations d'adhésion avec les six États de la "première vague" (ou "groupe des 5 + 1"). La préparation des négociations avec la Bulgarie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie et la Slovaquie sera accélérée. Le conseil européen confirme "l'éligibilité de la Turquie à l'adhésion à l'Union européenne". Il rappelle qu'avant tout élargissement, une refonte des institutions est prévue par le traité d'Amsterdam

21 juin 1999

Le conseil des ministres décide de créer un processus de stabilisation et d'association en faveur de l'Albanie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Croatie, la Macédoine et de la Yougoslavie servant de cadre aux relations entre l'Union et ces pays ainsi qu'à une éventuelle future intégration de ces derniers.

10-11 décembre 1999

Le Conseil européen d'Helsinki décide d'ouvrir à partir de février 2000 les négociations d'adhésion avec la Bulgarie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et Malte (désormais, les 5 + 1 et ces six États ne figurent plus dans deux "vagues" différentes). Par ailleurs, le Conseil européen désigne la Turquie comme pays candidat à part entière, ayant vocation à rejoindre l'UE sur la base des mêmes critères que ceux qui s'appliquent aux autres candidats, mais sans pour autant que des négociations soient entamées avec cet État. Détermination du principe de différenciation (chaque État progresse dans la négociation en fonction des progrès réalisés). En parallèle au Conseil européen, lancement d'une stratégie de "pré-adhésion renforcée" qui comprend la réactivation ou la mise en place de trois instruments financiers d'assistance communautaire : PHARE, Instrument for Structural Policies for Pre-Accession (ISPA) et Special Accession Program for Agriculture and Rural Development (SAPARD).

12-13 décembre 2002

Lors du Conseil européen de Copenhague, l'Union européenne et dix pays candidats à l'adhésion scellent leur union par un accord sur les conditions économiques et financières de l'élargissement. Chypre, Malte, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie et les trois Etats baltes, Estonie, Lituanie et Lettonie rejoindront l'Union le 1er mai 2004.
 L'ouverture de négociations d'adhésion avec la Turquie est reportée à la fin 2004 si elle poursuit son processus de réformes démocratiques.

16 avril 2003

Signature, à Athènes, du traité d'adhésion à l'Union européenne par les quinze Etats membres et les dix candidats : Chypre, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie.

1er mai 2004

L'élargissement de l'Union européenne à dix nouveaux Etats membres (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie) porte à vingt-cinq le nombre des pays et ajoute quelque 75 millions de citoyens, soit 454,9 millions au total.

16-17 décembre 2004

Le Conseil européen est marqué par la décision d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Turquie le 3 octobre 2005 tout en fixant à Ankara des conditions très strictes dont la plus immédiate concerne la reconnaissance de Chypre. La signature du traité d'adhésion à l'Union européenne de la Bulgarie et de la Roumanie est prévue en avril 2005 et l'adhésion en janvier 2007. Enfin, la Croatie reçoit le feu vert à l'ouverture de négociations en mars 2005 "pour autant qu'elle coopère pleinement avec le TPIY (Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie)".

25 avril 2005

La Bulgarie et la Roumanie signent le traité relatif à l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'Union européenne que les deux pays comptent rejoindre le 1er janvier 2007, clôturant ainsi les négociations. Cependant, en raison des problèmes importants que doivent encore résoudre les deux pays, en particulier la Roumanie, une clause de sauvegarde inédite peut retarder cette adhésion d'un an. Ces deux pays, comptant 8 millions d'habitants pour la Bulgarie et 22 pour la Roumanie, seront les plus pauvres de l'UE avec un PIB inférieur de 30 % à la moyenne communautaire, et leur entrée nécessitera une réorientation importante du budget de l'Union, notamment dans le domaine agricole.

4 octobre 2005

Ouverture officielle des négociations d'adhésion avec la Turquie. S'ouvrent également les négociations d'adhésion avec la Croatie.

15-16 décembre 2005

Le Conseil européen de Bruxelles décide d'accorder le statut de pays candidat à l'ancienne République yougoslave de Macédoine. Cependant, le Conseil européen précise que la capacité d'absorption de l'Union doit également être prise en compte. Aucune date n'est spécifiée pour le lancement des négociations d'adhésion. 

1er janvier 2007

Conformément aux dispositions du traité relatif à l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'Union européenne signé en avril 2005, la Bulgarie et la Roumanie rejoignent officiellement l'Union européenne qui compte désormais 27 pays membres. Les deux pays restent cependant sous surveillance de la Commission dans de nombreux domaines et risquent des pénalités sévères dans le cas où les réformes prévues ne seraient pas poursuivies.

21 juillet 2008

Les forces de police serbes arrêtent Radovan Karadzic, ancien dirigeant serbe de Bosnie-Herzégovine. Recherché par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, il est considéré comme le responsable du massacre de huit mille musulmans à Srebrenica en juillet 1995.

Octobre 2009

La Commission européenne adopte une communication relative à la perspective européenne du Kosovo, qui propose des mesures dans un certain nombre de domaines : libéralisation du régime des visas, accord commercial, dialogue dans le cadre du processus de stabilisation et d'association, participation du Kosovo aux programmes de l'UE. Elle recommande l'ouverture de négociations d'adhésion avec la Macédoine.

16-17 décembre 2010

Lors du Conseil européen de Bruxelles, le Monténégro obtient le statut de candidat à l'Union européenne.

26 mai 2011

Le criminel de guerre serbe, Ratko Mladic, en fuite depuis seize ans, est arrêté en Serbie. Il était inculpé de génocide et crimes contre l'humanité par le TPIY (Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie) pour sa responsabilité dans le massacre de 8 000 civils musulmans bosniaques à Srebrenica en juillet 1995, pendant la guerre de Bosnie (1992-1995). L'arrestation de R. Mladic est une condition posée pour que la Serbie obtienne le statut de candidat à l'UE.

9 décembre 2011

Signature du traité d’adhésion de la Croatie à l’Union européenne. Cette signature qui a lieu lors du sommet européen à Bruxelles doit faire de la Croatie le 28ème État membre de l'Union européenne le 1er juillet 2013, une fois l'adhésion approuvée par référendum par le pays et après ratification par les 27 Etats membres. Les autorités croates sont néanmoins appelées à poursuivre leurs efforts en matière de réforme judiciaire et de lutte contre la corruption et le crime organisé.

1er mars 2012

Lors du Conseil européen de Bruxelles, les dirigeants européens conviennent d'accorder à la Serbie le statut officiel de candidat à l'adhésion au sein de l'Union. Cette décision intervient après que Belgrade a trouvé un accord avec le Kosovo sur plusieurs dossiers.

1er juillet 2013

La Croatie devient le 28ème Etat membre de l'Union européenne.

Mis à jour le 23/01/2014

 

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