Le président de la République Jacques Chirac reçoit George Robertson, secrétaire général de l'OTAN

4 novembre 1999. Palais de l'Elysée. Le président de la République Jacques Chirac reçoit George Robertson, secrétaire général de l'OTAN.

© Présidence de la République

Agrandir l'image

La France est l'un des membres fondateurs de l'OTAN. Elle a quitté la structure militaire intégrée en 1966, sous la présidence du général de Gaulle, tout en restant membre de l'Alliance. Elle y a ensuite disposé, à partir de 1996, d'un représentant au comité militaire. Elle participait ainsi à la planification opérationnelle, mais pas à celle de défense, mais pouvait prendre part aux autres activités de l'OTAN qui relèvent de la structure civile de cette organisation.

Le 17 mars 2009, le parlement français a voté la réintégration du pays dans le commandement militaire intégré de l'organisation, réintégration avalisée au cours du sommet du soixantième anniversaire de l'OTAN qui s'est tenu à Strasbourg puis Kehl en avril 2009.

Cette réintégration s'est traduite par le déploiement de quelque 800 militaires français (250 officiers, 550 sous-officiers et quelques hommes du rang) dans la quinzaine d'états-majors de la structure militaire de l'OTAN.

Le 20 juillet 2009, le général de division Philippe Stoltz, a pris la tête du commandement des forces alliées basé à Lisbonne (Portugal), structure qui a autorité notamment sur la Force de réaction rapide de l'OTAN, la NRF (Nato Response Force). Le commandement de Lisbonne est un des trois commandements qui dépendent du commandement allié pour les opérations (ACO).

Puis le 29 juillet 2009, le général d'armée aérienne française a été nommé au poste de commandant suprême allié Transformation (SACT), un des deux grands commandements stratégiques de l'Alliance, avec comme tâches de diriger la transformation de la structure, des forces, de la doctrine et des capacités militaires de l'Alliance, l'objectif étant de renforcer l'interopérabilité et la déployabilité des forces multinationales de l'OTAN.

Sur le plan financier, la France se situe au 4ème rang des contributeurs, c'est-à-dire au nombre des 5 pays qui assument à eux seuls les 3/4 du budget de l'Alliance.

La France participe aux deux opérations majeures de maintien de la paix et de stabilisation actuellement menées par l'OTAN, sous mandat des Nations unies, KFOR au Kosovo et la FIAS (Force Internationale d'assistance à la sécurité) en Afghanistan ce qui la place au troisième rang des pays contributeurs de troupes, à un niveau comparable à celui de l'Allemagne et de l'Italie.

• En Bosnie, engagée dans le processus de maintien de la paix en ex-Yougoslavie depuis l'origine du conflit dès 1992, la France a pris une part décisive à la Force de protection des Nations unies (FORPRONU). A partir des accords de Dayton à Paris en 1995, la France a déployé en moyenne 7 000 hommes dans le cadre de la Force de l'OTAN en Bosnie, l'IFOR puis la SFOR. Son engagement en Bosnie a pris fin en mai 2009.

• Au Kosovo, les moyens mis en œuvre par la France sur ce théâtre, entre mars 1999 et la résolution 1244 adoptée le 10 juin de la même année ont été conséquents. L'armée de l'air et l'aéronavale ont réalisé 10% des missions de combat et 20% des missions de reconnaissance et de renseignement. La France participe à la KFOR, mise en place par la résolution 1244 du Conseil de sécurité (1999) afin d'établir et de maintenir un environnement stable et sécurisé au Kosovo et d'assister la mission des Nations unies (MINUK). La KFOR travaille en coordination avec la mission de police et de justice de l'Union européenne, EULEX-Kosovo, mise en place le 9 décembre 2008.

En 2009, la France est un contributeur important de troupes de la KFOR avec 800 personnels sur environ 10 000 hommes que compte la Force. Elle en a exercé le commandement de septembre 2007 à septembre 2008.

• En Afghanistan, la France a déployé par le biais de l'opération "PAMIR" 1 500 hommes, exclusivement pour la région de Kaboul, au sein de la FIAS (Force internationale d'assistance à la sécurité), placée sous commandement OTAN en août 2003, dont la mission, sous mandat du Conseil de sécurité, est d'aider le gouvernement afghan à promouvoir la sécurité sur l'ensemble du territoire afghan depuis octobre 2006. Au sommet de l'OTAN du 4 avril 2008 à Bucarest, la France a répondu à l'appel aux renforts de l'organisation, les membres de la FIAS étant soumis à une forte résistance dans le pays et soumis à de nombreux attentats. Elle a annoncé l'envoi de de 700 hommes supplémentaires dans l'Est, qui combattront aux côtés des troupes américaines déployées à la frontière avec le Pakistan, portant le contingent français à 3 750 hommes au total. Sur le même théâtre afghan, après que l'Alliance a invoqué, pour la première fois de son histoire, l'article 5 du traité de Washington, après les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, la France participe depuis novembre 2001 à des opérations planifiées et conduites directement avec les Etats-Unis dans le cadre de l'opération "Enduring Freedom", en ayant déployé dans le sud de l'Afghanistan 200 hommes des forces spéciales.

En 2010, la Force compte plus de 110 000 hommes et 47 pays sont contributeurs [PDF, 1 Mo].

Contribution française à la Force de réaction de l'OTAN (NRF)

La France continue de soutenir la création de Force de réaction rapide de l'OTAN (Nato Response Force, NRF), capable de déployer jusqu'à 21 000 hommes. La NRF peut envoyer des éléments précurseurs dans un préavis de deux jours, ses premiers éléments dans les cinq jours et le reste sous 30 jours. La France contribue à la NRF de manière importante en termes d'effectifs et de moyens, par la mise à disposition soit d'unités, soit de capacités à haute valeur opérationnelle. Durant le premier semestre 2009, l'armée de l'air a assuré le commandement de la composante Air de la Force, la NRF 12, fournissant un peu plus de 50% du personnel de la structure de commandement et 20% des moyens aériens. Alors qu'elle assure depuis le 1er janvier 2010, le commandement de la composante amphibie de la Force (NRF 14), elle doit prendre le commandement, au second semestre 2010, de l'ensemble de la composante aéromaritime de l'OTAN (NRF 15).

Mis à jour le 01/12/2010

 

Autres contenus apparentés

Ressources complémentaires

Le centre de documentation

Un espace de consultation sur l'information légale et citoyenne.

Ouvert à tous, 29 Quai Voltaire, Paris 7ème

En savoir plus

[Publicité]