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Finances publiques

Rigueur ou croissance ?

Problèmes économiques
N°3034 - 4 janvier 2012

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Année d'édition : 2012
Réf. : 3303332030347
48 pages, 21 x 27 cm

4,70

 

Dans ses dernières Perspectives économiques, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a revu en baisse les prévisions de croissance pourla France à 0,3 % en 2012. Les experts du Château dela Muette recommandent, pour tenir l’objectif d’un déficit à 4,5 % du produit intérieur brut (PIB), l’adoption de nouvelles mesures budgétaires qui viendraient s’ajouter aux deux  plans de rigueur annoncés en 2011. Cette recommandation pose la question, ô combien épineuse, du choix à opérer en période de crise, entre relance et rigueur.

Économie mondiale : retour en enfer ?
Revue de l’OFCE
Xavier Timbeau et al.
L’économie mondiale se relève difficilement de la récession de 2008/2009. Certes les plans de relance et les stabilisateurs automatiques ont permis d’éviter une catastrophe comme lors dela Grandedépression des années 1930. De même, les plans de soutien des banques ont empêché la destruction du système financier international. Mais l’ensemble des mesures a conduit à la socialisation de dettes privées insoutenables, alourdi de façon très importante les déficits publics et accru fortement les dettes souveraines. Cette évolution des finances publiques a débouché dans la zone euro sur une crise de la dette qui a d’abord touché les États les plus fragiles, en particulier les États périphériques -la Grèceétant le pays dont la situation  est la plus dramatique - puis a affecté l’ensemble de la zone. Les écarts de taux entre l’Allemagne et les États les plus fragiles sont ainsi montés en flèche rendant impossible pour certains le financement par les marchés. Pour tenter de redresser les finances publiques, les plans de rigueur se sont enchaînés au risque désormais de faire replonger les économies dans la récession.

 France : un deuxième plan de rigueur était inévitable !
Le Monde.fr
Emmanuel Combe
Après l’annonce, le 24 août 2011, de l’adoption d’un premier plan de rigueur de 11 milliards d’euros, le gouvernement français s’est résolu, le 7 novembre suivant, à engager un deuxième plan de réduction des déficits de 7 milliards d’euros. Selon l’auteur, compte tenu de la révision à la baisse de 1,75 % à 1 % des perspectives de croissance pour 2012, qui compromet l’objectif d’un déficit public à 4,5 %, la Francen’avait pas d’autre choix. Certes, ce tour de vis budgétaire supplémentaire est susceptible de mettre en péril une croissance déjà atone, mais cela n’est pas certain dans la mesure où l’impact conjoncturel pourrait être limité. Quoi qu’il en soit, la solution au fardeau de la dette ne réside pas seulement dans des ajustements budgétaires à court terme, aussi nécessaires soient-ils, mais dans une politique de croissance. 

Retour à l’orthodoxie et à la récession ?
Revue d’économie financière
Jacques Le Cacheux
Après une phase marquée, au début de la crise, par l’adoption de plans de relance, les autorités publiques ont assez vite refermé la parenthèse de l’activisme budgétaire. Alors que ni l’activité, ni le niveau de l’emploi n’ont retrouvé leurs niveaux d’avant la crise, les politiques macroéconomiques ont renoué avec les conceptions qui prévalaient avant 2008/2009. Ce sont les craintes de défaut sur les dettes publiques et la défiance des marchés qui ont conduit les gouvernements à revenir rapidement à l’orthodoxie budgétaire au risque de casser la dynamique de croissance et de faire replonger les économies dans la récession.

 « Les politiques d’austérité vont à l’encontre de ce que réclament les marchés »
Télos
Antoine Bouët et David Laborde
Alors que la situation économique se détériore en France et en Europe, le gouvernement a annoncé à l’automne 2011 un deuxième plan d’austérité. Selon l’auteur,  pour rassurer les marchés financiers, il aurait fallu d’abord consolider la reprise, puis une fois celle-ci acquise, engager des mesures de rigueur durant plusieurs années par le biais de réformes structurelles de grande ampleur. Or, la politique suivie risque de faire replonger l’économie dans la récession, ce qui rendra encore plus difficile la résorption des déséquilibres budgétaires et ira à l’encontre des attentes des marchés.

 Réduire notre dette publique : leçons étrangères
Fondapol
Jean-Marc Daniel
La Franceet l’Europe se lancent à marche forcée dans des politiques d’assainissement des finances publiques. Si la plupart des économistes s’accordent sur la nécessité de revenir à des niveaux de déficits et de dettes plus soutenables, le débat est en revanche intense sur la question du rythme auquel cet assainissement doit être mené, dans la mesure où celui-ci – s’il est trop rapide - peut être un obstacle à une reprise de la croissance et donc à l’amélioration des comptes publics. Un retour sur certaines expériences étrangères, en l’occurrence celles  dela Suèdeet du Canada dans les années 1990, montre à quelles conditions une telle politique budgétaire peut être couronnée de succès.

 ÉGALEMENT DANS CE NUMERO 

INDUSTRIE CULTURELLE
Le cinéma français dans la mondialisation
Géoéconomie
Régine Hatchondo
Ayant attiré 210 millions de spectateurs dans les salles en 2010, le cinéma est, en France, très populaire. Pourtant, l’industrie cinématographique américaine a, dès son origine, dominé le marché mondial (sa part de marché est aujourd’hui comprise entre 86 et 90 %). Plus universel que le cinéma français - en raison, au départ, d’un public composé d’immigrants sans références communes -, celui-ci s’est appuyé sur une industrie puissante et organisée. Les majors américaines ayant installé des filiales de distribution dans les pays où la consommation est élevée, les sorties commerciales des blockbusters se font au même moment dans le monde entier avec des budgets de promotion qui dépassent les 150 millions de dollars. Face à la puissance industrielle américaine, le septième art en France (deuxième exportateur mondial de films) s’apparente plutôt à de la haute couture.

 DÉMOGRAPHIE
Les inégalités sociales demeurent face à la mort
INSEE Première
Nathalie Blanpain
Au cours du dernier quart de siècle, l’espérance de vie des hommes âgés de 35 ans a augmenté de cinq ans tandis que celle des femmes du même âge a progressé de quatre ans et demi. Si, les écarts entre les cadres et les ouvriers – en moyenne 6,3 ans de plus en faveur des premiers - se sont maintenus, toutes les catégories sociales ont profité de cet allongement de l’espérance de vie. Quel que soit le groupe social, les femmes vivent plus longtemps que les hommes. L’espérance de vie des ouvrières est ainsi supérieure d’un an et demi à celle des hommes cadres. Si ces dernières cumulent plusieurs facteurs défavorables pour la santé (revenus inférieurs, conditions de travail plus pénibles, etc), elles ont en revanche certains comportements de santé plus favorables que les hommes cadres.

 MARCHÉ DU TRAVAIL
Trouver ou créer un emploi : sur qui compter ?
Travail et emploi
Guillemette de Larquier et Géraldine Rieucau
Dans quelles conditions se déroulent les transitions vers l’emploi ? Pour répondre à cette question, les auteurs comparent les cas où la mobilité vers l’emploi est soutenue par des institutions administratives ou par des réseaux personnels, avec ceux où elle repose essentiellement sur des démarches individuelles. À l’aide de deux enquêtes de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), l’hypothèse vérifiée est que chaque type d’appui correspond à une façon particulière d’évaluer les personnes. Ainsi, les institutions qui mènent une évaluation personnalisée, accompagnent surtout les chômeurs vers l’emploi. Les réseaux sont plutôt utilisés par les étrangers ou les personnes peu diplômées. Quant aux démarches individuelles, elles concernent plus les hommes et les personnes diplômées ou expérimentées. L’analyse montre ainsi le rôle déterminant du profil socio-économique des individus.

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