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Vie économique

L'Inde en quête d'un nouveau souffle

Problèmes économiques n°3060

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Editeur :

Année d'édition :2013
Réf. : 3303332030606
64 pages, 21x29.7cm

Papier
4,70
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À la fin des années 2000, l’Inde était promise au plus bel avenir. Après une décennie de taux de croissance à 8 % ou 9 %, le géant d’Asie du Sud allait devenir très vite une superpuissance mondiale capable de rivaliser avec la Chine. C’était l’époque où à New Delhi, on célébrait la Shining India (l’Inde brillante). Depuis une année environ, tout a changé ! L’ambiance est désormais morose et Jim O’Neill, l’économiste de Goldman Sachs qui a inventé en 2001 le concept des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), estime que l’Inde est le plus décevant des quatre grandes économies émergentes.

L'Inde, express ou omnibus ?

The Economist
En Inde, au troisième trimestre 2012, le produit intérieur brut (PIB) a crû de 5,3 %, soit la plus faible performance depuis dix ans. Sur l’ensemble de 2012-2013, les économistes estiment que la croissance ne pourra pas dépasser les 6 %, certains la voient même s’inscrire entre 5,4 et 5,8 %. Les performances de l’économie indienne sont, avec de tels taux, très inférieures aux 9,5 % que connaissait le pays au milieu des années 2000. Si la conjoncture  internationale morose est pour partie responsable du ralentissement économique de l’Inde, les problèmes du pays sont surtout d’ordre domestique : taux d’intérêt élevés en raison de l’inflation, lourdeurs bureaucratiques, paralysie politique, etc. En septembre 2012, le gouvernement a annoncé un nouveau train de réformes économiques majeures destiné à lever certains des obstacles à la reprise d’une croissance forte mais sa concrétisation demeure incertaine en raison notamment de la virulence de l’opposition au Parlement, le Parti du Congrès n’y disposant plus depuis septembre d’une véritable majorité.

Croissance indienne : les enjeux macroéconomiques
Revue d’économie financière
Christophe Cottet
Au cours de la dernière décennie, le régime de croissance indien a été en mesure d’atteindre des taux parmi les plus élevés au monde, tout en conservant une relative stabilité. Les facteurs qui ont permis d’atteindre des taux de croissance élevés sont-ils pérennes ? La situation des finances publiques constitue à n’en pas douter – avec l’enjeu démographique et les questions portant sur l’investissement, les infrastructures et les réformes économiques – l’un des principaux facteurs de vulnérabilité.  L’ampleur du déficit budgétaire, qui devrait se situait aux alentours de 5,8 % du produit intérieur brut (PIB) pour l’année fiscale 2012-2013 à fin mars, est en effet une source de préoccupation majeure pour les économistes et les agences de notation. De même, l’Inde est-il le plus endetté des grands pays émergents : la dette publique s’élevait à 71 % du PIB en 2010-2011 alors que dans la plupart des pays émergents celle-ci se situait à des niveaux inférieurs à 50 % de leur PIB.

Inde-Chine : le défi post-mondialisation libérale
L’Économie politique
Jean-Joseph Boillot
La comparaison entre les deux géants asiatiques que sont l’Inde et la Chine est ancienne. Alors que, dans les années 1980, ces pays avaient un niveau de produit intérieur brut (PIB) par habitant équivalent, l’écart des taux de croissance entre les deux nations a été tel depuis – que ce niveau se situe désormais dans un rapport de 1 à 4 en faveur de l’Empire du Milieu. Même si la Chine affichait un taux de croissance de 5 %, il faudrait plus de trois décennies à l’Inde pour rattraper le PIB chinois. Alors que les interrogations sur la capacité de l’Inde à retrouver le rythme de croissance qui a été le sien au cours des années 2000 n’ont cessé au cours des derniers mois, il est acquis que les deux rivales ne jouent plus dans la même catégorie. La Chine est devenue la deuxième économie mondiale, tandis que l’Inde doit se contenter pour l’heure du statut de petite économie moyenne, de la taille de la France. Son principal défi sera, d’ici à 2030, sa capacité à poursuivre son développement vers un  statut de pays intermédiaire.

Infosys à la recherche d’un nouveau business model
Time
Bobby Ghosh
Infosys est à l’Inde  ce que, toutes proportions gardées, Apple est aux États—Unis, une entreprise pionnière de ce secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) qui a fait au cours des dernières décennies la fierté du pays. Aujourd’hui, à l’image de l’Inde, la firme de Bangalore qui emploie 150 000 salariés et forme des bataillons d’ingénieurs, est à un tournant. Les résultats commerciaux des derniers trimestres ont été décevants. L’entreprise est en quête d’un nouveau modèle économique qui la rapprocherait de celui des sociétés informatiques comme Microsoft. Plutôt que de mobiliser des centaines d’ingénieurs à la conception de solution non renouvelable adaptée à un seul client, l’ambition est désormais de développer des produits logiciels et des plateformes originales et personnalisables à l’infini.

La classe moyenne : nouveau moteur de la croissance
Deustche Bank Research
Rachna Saxena
Il n’existe pas en Inde de définition officielle de la classe moyenne. Les estimations varient entre environ 30 et 300 millions de personnes. Mais même en recourant aux estimations les plus larges, le poids de celle-ci ne dépasse pas 30 % de la population totale. L’importance de cette catégorie sociale tient à sa croissance, qui a été ces dernières années plus rapide que celle du reste de la population. Selon certaines études, le montant de la consommation de la classe moyenne indienne serait comparable au total de la consommation des ménages irlandais, et sa part est appelée à tripler dans les quinze prochaines années. Ce groupe social qui se montre, selon les enquêtes d’opinion, particulièrement optimiste quant à l’avenir économique de l’Inde, constitue donc pour le pays, comme dans la plupart des pays émergents, un véritable moteur de la croissance.

ÉGALEMENT DANS CE NUMERO

La nouvelle ruée vers l’or
Revue des deux mondes
Annick Steta
Avec l’aggravation de la crise économique, l’engouement pour l’or – une valeur refuge – ne se dément pas.  Au cours des cinq dernières années, le prix de l’once est ainsi passé de moins de 700 dollars  à 1 800 dollars. Entre 2003 et 2007, lorsque certains investisseurs commençaient à émettre des doutes sur la pérennité d’une croissance fondée sur l’expansion de l’immobilier,  son prix avait déjà plus que doublé. En 2009, au plus fort de la crise, les banques centrales sont redevenues acheteuses nettes d’or pour la première fois depuis vingt ans. La frénésie actuelle pour le métal jaune a également ravivé le débat autour d’un éventuel retour au système de l’étalon-or.

Les expérimentations sociales en économie
Informations sociales
François Legendre
« Expérimenter, évaluer puis généraliser », telle est la méthode qui, dans les pays anglo-saxons, a la faveur des politiques sociales. Le premier terme à en anglais un sens très particulier, on parle de « randomized social experimentations », c’est-à-dire « expérimentations sociales avec assignation aléatoire des participants ». Ce programme de recherche qui a ses détracteurs et ses promoteurs, fait l’objet d’une reconnaissance académique aux États-Unis avec l’attribution, en 2010, à l’économiste française du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Esther Duflo– qui a expérimenté cette approche dans les pays en développement dans le cadre de la lutte contre la pauvreté – d’une des plus prestigieuses distinctions décernée par l’American Economic Association pour récompenser un économiste de moins de quarante ans. En France, cette méthode commence à être introduite dans les sciences économiques. Ses dernières applications montrent qu’elle peut apporter d’utiles contributions au débat public.

Une Union monétaire en trompe-l’œil ?
La vie des idées
Jacky Fayolle
Le système complexe de paiement qui existe au sein du Système de banques centrales de la zone euro, appelé Target, est le réseau par lequel transitent tous les transferts de capitaux entre les banques européennes. Au cours des premières années du fonctionnement de la zone euro, ce système était équilibré. Le déclenchement de la crise dans les pays périphériques a perturbé ce mécanisme. De plus en plus, ce dernier aboutit à une accumulation de dettes entre les États membres, dégradant la qualité de la monnaie unique. Si pour certains, cette évolution est potentiellement explosive et ouvre la voie à un chantage possible des pays du Sud vis-à-vis du Nord, pour d’autres, elle représente – faute de mécanismes plus explicites - une solidarité implicite avec les pays qui connaissent des déséquilibres de la balance des paiements courants.

 

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La revue Problèmes économiques est née le 7 janvier 1948 de la fusion du Bulletin hebdomadaire d'informations économiques édité par la Documentation française et de la Revue hebdomadaire de la presse économique française publiée par le Centre national d'information économique (CNIE) de l'INSEE.

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