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Communication, médias

Internet

Les nouveaux enjeux

Problèmes économiques
N°3083 - Première quinzaine 02.2014

Auteur(s) :

Editeur :

Année d'édition : 2014
Réf. : 3303332030835
64 pages, 21 x 27 cm

4,80
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La révolution numérique a profondément bouleversé les modèles économiques des industries culturelles en dématérialisant l’offre et en modifiant la structure des coûts. Les évolutions technologiques (mobilité, streaming, etc.) - et le changement dans les usages (génération du Millénium, etc.) auquel celles-ci conduisent - entraîne également une obsolescence accélérée des modèles économiques des grands acteurs du Net. Apple avec sa plateforme de vente de musique I-Tunes ou Facebook ont ainsi été contraints dans l’urgence de revoir leurs stratégies. Un autre grand enjeu de taille est celui de la confiance que les internautes accordent aux géants du Web. La question de l’utilisation des données personnelles devient en effet cruciale à l’heure du « Big data » et des révélations sur les pratiques de l'Agence de sécurité nationale (NSA).

Les industries culturelles à l’heure du numérique
Réalités industrielles
Laurence Franceschini
La révolution numérique a entraîné dans les industries culturelles une dématérialisation de l’offre et un bouleversement de la structure des coûts. Le gratuit ainsi que le paiement « à l’acte » et à l’abonnement sont désormais les modèles de revenu les plus répandus. Si le chiffre d’affaires global du secteur a augmenté entre 2007 et 2011, les évolutions sont plus contrastées d’une activité à l’autre. Ainsi, tandis que les chiffres d’affaires de la presse et de la musique ont fortement diminué, celui des jeux vidéo a progressé de façon spectaculaire. Les rapports de force au sein des industries culturelles ont également été modifiés au profit des grands acteurs de l’internet – comme Amazon, le géant du e-commerce –  qui bénéficient, en France, d’une fiscalité avantageuse.

L’économie numérique, une menace pour la démocratie ?
The New York Times
Jaron Lanier
À l’heure où les réseaux sociaux jouent les premiers rôles dans le déclenchement des révolutions, et où les petites organisations comme WikiLeaks parviennent à déstabiliser une superpuissance comme les États-Unis – autant d’éléments qui semblent montrer qu’internet favorise le renforcement de la démocratie –, on assiste en parallèle à une concentration du pouvoir aux mains de firmes, comme Google ou Facebook. Cette apparente contradiction s’explique selon l’auteur par la nature de ce qui fait aujourd’hui la puissance – qu’elle s’exerce dans le domaine de la finance, de la politique ou encore du commerce, etc. – c’est-à-dire la maîtrise d’algorithmes complexes permettant de rassembler des masses d’informations sur les internautes qui serviront ensuite à modeler leur comportement. Ces « serveurs sirènes » qui hébergent les données privées constituent désormais, selon lui, une véritable menace pour la démocratie.  

Les données personnelles, la nouvelle ruée vers l’or
Enjeux Les Échos
Claude Vincent
Selon l’entreprise américaine IBM, 90 % des données hébergées (« big data ») sur les disques durs et les serveurs ont été collectées au cours des deux dernières années. L’énorme potentiel représenté par le « big data » n’a pas échappé aux GAFA – acronyme désignant les quatre géants de l’internet : Google, Apple, Facebook et Amazon – qui se livrent désormais une bataille sans merci pour en contrôler la plus grande part. En 2011, Facebook a en effet dépensé plus d’1 milliard de dollars en infrastructures, dont une large partie a servi à financer ses « réservoirs à données » (data centers). L’enjeu est de taille puisque le réseau social, deuxième site internet le plus visité après Google, qui compte aujourd’hui 1 milliard d’utilisateurs, retire, par profil, un gain de 5 dollars en moyenne. L’Institut Ponemon qui classe les entreprises protégeant le mieux les données personnelles vient de retirer Apple et Google du classement. Amazon est en troisième position. Et Facebook n’y a jamais figuré.

Plaire à la génération du millénaire
Financial Times
Emily Steel
La révolution numérique a profondément modifié les habitudes de consommation dans le domaine du divertissement. À commencer par celles des jeunes adultes âgés de 18 à 35 ans, qui forment la génération du millénaire. Si ces « Milleniums » disposent, aux États-Unis, d’un pouvoir d’achat de 900 milliards de dollars, ils n’achètent pourtant ni CD, ni DVD, ni livres. Ils regardent désormais les programmes télévisés ou les films en streaming (flux continu) sur leurs smartphones et écoutent de la musique sur des sites comme Spotify. Pour ces jeunes, l’accès aux biens est devenu plus important que leur possession. Ainsi, pour atteindre la génération du millénaire, les médias sont amenés à repenser complètement leurs stratégies.

Un Nouveau souffle pour Facebook
The Wall Street Journal
Evelyn M. Rusli
L’entrée en bourse, le 17 mai 2012,  de l’entreprise Facebook – la plus importante des introductions boursières de l’histoire des valeurs technologiques – fut un échec retentissant. En l’espace de dix jours, le titre a en effet perdu 25 % de sa valeur, obligeant Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, à revoir en profondeur sa stratégie. Jusque-là peu enclin à développer la publicité sur son site, le jeune fondateur du célèbre réseau social, s’est finalement résolu à augmenter les ventes d’annonces publicitaires, notamment sur l’application Facebook des smartphones. Les recettes financières ont alors bondi atteignant 1,8 milliard de dollars début 2013 entrainant la valeur de l’action à la hausse de 105 %. Début février, l’entreprise devrait également annoncer une augmentation de 40 % de son chiffre d’affaires.

Comment la NSA a (presque) tué internet
Wired
Steven Levy
Les révélations d’Edward Snowden, jeune consultant en technologies de l’information et de la communication (TIC), qui - avant sa fuite à Hong Kong puis à Moscou - travaillait pour l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) ont provoqué un véritable séisme pour les géants de l’internet. Les informations diffusées par Snowden par l’intermédiaire du Guardian et du Washington Post montrent en effet quela NSA et le Federal Bureau of Investigation (FBI) avaient accès aux serveurs de l’ensemble des entreprises opérant sur le Net dans le but de récupérer les données personnelles des utilisateurs. Microsoft, Yahoo!, Google, Facebook et Apple ont d’abord démenti toute implication avant que l’information ne soit confirmée par la Maison-Blanche. Désormais, ces entreprises auront beaucoup de mal à convaincre les internautes que le Net n’est pas un vaste instrument de surveillance.

ÉGALEMENT DANS CE NUMERO

Inégalités : une crise pour rien ?
La Vie des Idées
Nicolas Frémeaux
Si la grande volatilité des revenus du capital et les moins-values financières provoquées par la crise ont affecté les hauts revenus dans les grandes économies avancées, la reprise, même fragile, a en revanche depuis 2010 profité aux plus aisés. Les inégalités ont ainsi retrouvé, en 2013, leur niveau d’avant la crise. Aux États-Unis, la croissance des revenus du centile supérieur de la distribution des revenus a été de 31,4 % tandis que les 99 % restants de la population ont vu leurs revenus stagner. En France, le niveau de vie (revenus après impôts et transferts) des quatre premiers déciles a diminué pendant la crise alors que celui des couches supérieures a augmenté. En 2010, les 20 % les plus aisés ont un niveau de vie 4,5 fois supérieur aux 20 % les plus modestes. Ce rapport était de 4 au milieu des années 1990 et de 4,3 avant la crise. L’accroissement de la part du patrimoine privé dans le revenu national a également fortement contribué à la montée de ces inégalités.

Corée du Sud : temps de travail et précarité
Chronique internationale de l’IRES
Jean-Marie Pernot
En Corée du Sud, en 2011, la durée du travail annuelle moyenne des salariés dépassait d’environ 400 heures celle des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En dépit d’une période de baisse de la durée effective du travail entre 2001 et 2004,  cette dernière n’est guère différente aujourd’hui de la durée légale de 1953, soit 48 heures hebdomadaires. Depuis 2004, les Coréens bénéficient de deux semaines de congés payés par an mais la plupart d’entre eux ne prennent guère plus d’une semaine ou s’abstiennent complètement de prendre du repos. Les durées excessives de travail ont introduit massivement de la précarité en matière de santé et de sécurité au travail, une ruine démographique et des inégalités de toute nature. Quant à la baisse du temps de travail amorcée timidement dans les années 2000, elle a conduit à amplifier une autre forme de précarité, celle des statuts d’emploi, renforçant ainsi encore le dualisme de la société. La nécessité de renforcer l’État social et d’améliorer les conditions de vie de la population continue d’être dans ce contexte l’objet de débats publics importants lors de la campagne électorale présidentielle de l’automne 2012.

Engager les Français au-delà des écogestes
Consommation et modes de vie
Bruno Maresca
La synthèse issue du débat sur la transition énergétique a établi que l’objectif de réduction des consommations d’énergie ne peut être atteint uniquement par le recours à l’innovation technologique. Non seulement cette dernière n’est pas d’emblée appropriable, mais les gains qu’elle génère ont des effets de rebonds – plus la technique est économe, plus l’usage s’amplifie. Par ailleurs, la progression du confort est une dynamique collective qui fait progresser la demande d’électricité. Dans ce contexte, la montée en puissance des énergies renouvelables et l’amélioration des performances énergétiques ne suffisent pas. Les pouvoirs publics misent ainsi sur une évolution des comportements des consommateurs. Après les écogestes, c’est la sobriété énergétique qui devient le nouvel impératif. L’objectif est un mode de vie global moins consommateur d’énergie.

 

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Problèmes économiques

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Problèmes économiques extrait les articles les plus pertinents de la presse française et internationale pour donner une analyse distanciée de l'actualité économique

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Grâce à la veille effectuée par la rédaction de la revue, aucune question économique importante n'échappe aux lecteurs.

 

La revue Problèmes économiques est née le 7 janvier 1948 de la fusion du Bulletin hebdomadaire d'informations économiques édité par la Documentation française et de la Revue hebdomadaire de la presse économique française publiée par le Centre national d'information économique (CNIE) de l'INSEE.

Elle a pour vocation, et ce dès son origine :

  • de rendre accessible au plus grand nombre l'information économique et sociale ;
  • d'être un outil de travail et de réflexion ;
  • de refléter ce que les revues françaises et étrangères, les instituts de conjoncture, les organisations internationales, les centres de recherche publient.

La revue est structurée autour d'un thème illustré par quatre ou cinq articles issus de revues françaises ou étrangères. Des articles indépendants viennent compléter le dossier.


Chaque année, deux numéros hors-série approfondissent, à partir d'articles inédits, des questions centrales de la science économique.

L'ensemble de ces numéros constitue une véritable collection, indispensable pour comprendre les grandes questions économiques.

Parution bimensuelle

 

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