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Économie internationale

La mondialisation en question

Problèmes économiques
N°3089 - Première quinzaine 05.2014

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Année d'édition : 2014
Réf. : 3303332030897
64 pages, 21 x 27 cm

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Les inquiétudes que suscite la mondialisation sont nombreuses. Les firmes étant le vecteur principal de la mondialisation, celles-ci sont généralement accusées d’être responsables des effets négatifs de la libéralisation des échanges et de la mondialisation, en particulier en termes d’emplois et d’accroissement des inégalités. Qu’en est-il exactement ? Analyses et développements dans cette nouvelle livraison de « Problèmes économiques ».

Les nouvelles tendances de la mondialisation
Revue des deux Mondes
Alain Bienaymé
La mondialisation s’est accélérée depuis les années 2000. La multiplication par sept du volume du trafic mondial d’Internet, depuis2005, a considérablement réduit les distances et fortement augmenté la vitesse de réaction des multinationales. Les nombreuses délocalisations qui se sont produites dans les années 1990 ont largement favorisé la montée en puissance des économies émergentes et ont contribué à l’augmentation des salaires dans les pays du Sud, augmentation qui a d’ailleurs contribué à ce que certaines entreprises des économies avancées rapatrient leurs activités. La « mondialisation chaude » des années 2000 est également caractérisée par l’explosion des transactions financières : 350 000 millions de dollars de produits financiers s’échangent chaque jour dans le monde, soit 180 fois le produit mondial brut annuel.

Gouvernance et protectionnisme
Ramsès
Dominique David et Franck Dedieu
Comment gouverner dans un espace mondialisé, en perpétuelle évolution et au sein duquel de multiples échanges (commerciaux, électroniques, etc.) échappent à l’État ? Si celui-ci a vu sa puissance s’éroder au profit notamment des entreprises et de la société civile, il conserve néanmoins des marges de manœuvre utilisant  divers instruments de gouvernance comme le protectionnisme. C’est le cas notamment des États chinois et brésilien qui cherchent à se protéger contre la concurrence des économies en développement, moins riches. Les États-Unis y recourent également en complétant régulièrement le « Buy American Act » par de nouvelles mesures. Quant à l’Union européenne, elle semble en revanche se cantonner à un « protectionnisme de normes » visant avant tout à faire respecter les standards de sécurité.

L’éclatement du système commercial mondial
Finances et Développement
Jagdish Bhagwati
La libéralisation des échanges progressivement mise en œuvre après la SecondeGuerremondiale a contribué de façon importante à la prospérité des nations en favorisant l’augmentation générale des revenus de la population mondiale. Pourtant, avec l’échec du cycle des négociations de Doha, lancé en 2001 – le premier sous les auspices de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) –, et la multiplication des négociations bilatérales et régionales, l’avenir du système commercial multilatéral s’est désormais quelque peu assombri. Parmi les accords commerciaux préférentiels en cours de négociation figurent le Partenariat transpacifique (TPP) entre les États-Unis et les pays de l’Asie du Sud-Est et le Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP) entre les États-Unis et l’Union européenne (UE). Ces accords pourraient, s’ils devaient aboutir, constituer une grave menace pour l’OMC.

La mondialisation est-elle bénéfique à l’emploi ?
OCDE
Jean-Yves Huwart et Loïc Verdier
Les délocalisations et l’internationalisation des actionnaires ont, en réduisant l’ancrage local des entreprises, dégradé le marché du travail dans les pays riches. Les pertes d’emplois dues à l’accroissement de la concurrence des pays émergents sont en effet massives. Ainsi, dans les pays membres du G7, le nombre de salariés du secteur du textile a chuté de plus de 60 % entre 1970 et 2003. En revanche, certaines branches de l’économie, comme la chimie, l’automobile, les médicaments et l’agroalimentaire, sont parvenues, jusqu’à la crise économique et financière de 2008, à maintenir leurs effectifs. Dans le même temps, la mondialisation a également créé de nombreux emplois dans les services. En outre, les délocalisations ne sont pas les seules responsables des suppressions d’emplois : l’amélioration des technologies et des processus de fabrication en expliquent également une bonne partie.   

Favoriser les emplois nomades
Alternatives économiques
Pierre-Noël Giraud
Les emplois nomades – emplois délocalisables et fabriquant des biens et des services exportables  (industrie, agriculture, tourisme, services et finance) – créent davantage de richesse que les emplois sédentaires (bâtiment, travaux publics, etc.) dans la mesure où les biens et les services qu’ils produisent ont une valeur marchande supérieure. Or la France ne compte plus que 16 % d’emplois nomades, contre 21 % en Allemagne. Si le taux est encore plus faible aux États-Unis (12 %), celui-ci tient compte des emplois high tech de la Silicon Valley, particulièrement créateurs de valeur. Ainsi, plutôt que de raisonner en termes de nationalité des entreprises, donc en termes de « made in France », les dirigeants devraient, selon l’auteur, se poser la question du lien entre investissements et création d’emplois nomades.

Les entreprises ont besoin des États
The Economist
Le débat sur l’antagonisme des relations entre les firmes multinationales et l’État n’est pas nouveau. Il s’est même intensifié avec la crise économique et financière de 2008. Ces entreprises sont en effet accusées de ne pas payer suffisamment d’impôt à un moment où les politiques d’austérité mises en œuvre pour rééquilibrer les finances publiques pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat des classes moyennes. En réalité, l’État a besoin des firmes multinationales pour assurer la croissance économique et créer des emplois. À l’inverse, ces entreprises dépendent des politiques publiques en matière de recherche scientifique et d’infrastructure. L’État est également un client important pour de nombreuses entreprises.

ÉGALEMENT DANS CE NUMERO

Comment réinventer l’hôpital ?
La Gazette de la société et des techniques
Édouard Hatton, Sophie Letournel et Arthur Stril
Depuis de nombreuses années, les projets de réforme du milieu hospitalier se succèdent, mais n’aboutissent pas. Pourtant,  la nécessité de faire évoluer l’hôpital fait l’unanimité. Cette réforme prend un caractère d’urgence à un moment où la détérioration des finances publiques oblige l’Etat à faire des économies drastiques, y compris dans le champ de la protection sociale. Il est vrai que le système hospitalier est très complexe, une myriade d’acteurs intervient dans son organisation, sa régulation et son pilotage. De nombreux projets de réforme échouent face à des problèmes de gouvernance et de communication. La véritable difficulté n’est donc pas d’obtenir un consensus théorique, mais de le confronter à la dure réalité du terrain.

L’essor économique de l’Afrique
Revue d’économie du développement
Shantayanan Devarajan et Wolfgang Fengler
Le continent africain connaît depuis 2000 un taux de croissance annuel moyen de 5 %. Avec un taux de croissance de 4 %, les pays non rentiers comme ceux de l’Afrique subsaharienne ont également contribué à cet essor. La pauvreté a en outre diminué en moyenne d’environ un point de pourcentage chaque année depuis 1996. Les progrès en matière d’éducation et de soins de santé ont également été considérables. La démocratisation du processus politique et les réformes macroéconomiques mises en œuvre depuis quelques années ont entraîné le décollage du continent. De même, l’évolution démographique, l’urbanisation et les progrès technologiques ont favorisé ce processus. Pourtant, certains économistes doutent de la pérennité des progrès réalisés. La corruption et les rentes pétrolières retardent en effet le développement de l’Afrique qui reste handicapé par des infrastructures insuffisantes ou obsolètes.

Repenser la fiscalité internationale
L’Observateur de l’OCDE
Gerri Chanel
Nombre de règles de fiscalité internationales, conçues il y a des dizaines d’années, n’ont pas suivi les évolutions liées à la mondialisation. Désormais, les transactions transfrontalières entre entreprises associées (ou filiales) sont considérables. Elles représentent en effet à peu près un tiers du total des transactions internationales. Les bénéfices issus de ces échanges dits « internes » étant imposables, le taux de taxation est fixé en fonction des « prix de transfert » : ce qui s’avère un calcul particulièrement complexe et opaque. Rendre le système de fiscalité internationale pour les firmes multinationales plus juste et plus transparent est l’un des défis posés aux États ainsi qu’aux organisations internationales, comme l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

 

 

 

 

 

 

 

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Problèmes économiques extrait les articles les plus pertinents de la presse française et internationale pour donner une analyse distanciée de l'actualité économique

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La revue Problèmes économiques est née le 7 janvier 1948 de la fusion du Bulletin hebdomadaire d'informations économiques édité par la Documentation française et de la Revue hebdomadaire de la presse économique française publiée par le Centre national d'information économique (CNIE) de l'INSEE.

Elle a pour vocation, et ce dès son origine :

  • de rendre accessible au plus grand nombre l'information économique et sociale ;
  • d'être un outil de travail et de réflexion ;
  • de refléter ce que les revues françaises et étrangères, les instituts de conjoncture, les organisations internationales, les centres de recherche publient.

La revue est structurée autour d'un thème illustré par quatre ou cinq articles issus de revues françaises ou étrangères. Des articles indépendants viennent compléter le dossier.


Chaque année, deux numéros hors-série approfondissent, à partir d'articles inédits, des questions centrales de la science économique.

L'ensemble de ces numéros constitue une véritable collection, indispensable pour comprendre les grandes questions économiques.

Parution bimensuelle

 

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