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Environnement

COP21 : quelles solutions au changement climatique ?

Problèmes économiques
N°3119 - Deuxième quinzaine 10/2015

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Editeur :

Année d'édition : 2015
Réf. : 3303332031191
64 pages, 21 x 27 cm

4,90

 

La 21e Conférence des parties sur les changements climatiques de 2015 qui se tiendra à Paris, du 30 novembre au 11 décembre, est cruciale car elle doit aboutir à un accord international sur le climat, applicable à tous les États dans l’objectif de maintenir le réchauffement en deçà de 2°C – les conséquences sur l’environnement étant, au-delà de cette limite, considérées comme potentiellement catastrophiques.

Les grands enjeux du changement climatique
Better Growth Better Climate

La forte croissance de l’économie mondiale qui a précédé la crise financière de 2008 s’est accompagnée d’une hausse considérable de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le monde peut désormais s’attendre – si rien n’est entrepris rapidement pour inverser la tendance – à une augmentation du nombre de catastrophes naturelles induisant des coûts économiques et humains de plus en plus importants. Le changement climatique ne doit désormais plus être considéré comme une externalité au processus de production. Le principal enjeu consiste aujourd’hui à trouver les moyens d’abaisser substantiellement les émissions de GES tout en maintenant un niveau de croissance économique suffisant pour permettre une réduction des inégalités. La Commissionaméricaine sur l’économie et le climat (The New Climate Economy) recommande aux États de procéder à de nouveaux investissements, notamment dans les nouvelles technologies, et prône une utilisation plus efficiente des ressources pour relever le défi d’une croissance durable.

Conférence de Paris : vers des engagements contraignants ?
Ramses 2016

Carole Mathieu
Après deux décennies de négociations internationales sur le climat, la Conférence de Paris (COP21), qui se déroulera du 30 novembre au 11 décembre 2015, devrait permettre l’adoption d’un nouveau protocole et d’un instrument juridique qui prendront effet d’ici à 2020. Cet accord s’imposera à tous les pays et aura pour objectif final la stabilisation de l’augmentation des températures à + 2°c par rapport au niveau de la période préindustrielle. Il devient en effet urgent de trouver de nouvelles solutions juridiques incitant les négociateurs des 195 pays à plus d’efforts. Toutefois, l’auteur rappelle qu’un cadre trop contraignant risquerait d’empêcher une large participation à cet accord.

Réchauffement climatique : le rôle de la consommation
Futuribles

Ruth Wood, Laurent Meunier et William Lamb
La difficulté des États à s’accorder sur la question de la reconnaissance de la responsabilité historique des pays industrialisés à mener la lutte contre les émissions des gaz à effet de serre (GES) constitue l’un des points d’achoppement des négociations internationales sur le climat. Dans ce contexte, le rôle de la consommation comme facteur d’augmentation de ces émissions ainsi que la méthode adoptée pour les mesurer sont désormais des éléments centraux des débats. Après avoir montré l’intérêt d’étudier les émissions de GES à partir de la consommation finale, les auteurs reviennent sur les principaux leviers d’action pour les faire baisser, compte tenu en particulier du poids des importations dans les pays développés.

La finance au secours du climat
Natures Sciences Sociétés

Étienne Espagne, Jean-Charles Hourcade et al.
Seule une réponse à la question cruciale du financement de la transition vers une société émettant moins de dioxyde de carbone (CO2) devrait permettre de trouver un accord climatique ambitieux. L’histoire montre en effet que la mise en place de mécanismes de marché du carbone a jusque-là conduit à l’échec. Le temps est donc venu de fixer un prix qui soit cohérent avec le niveau désiré de « dépollution », c’est-à-dire un prix qui reflète la « valeur sociale », en termes de bien-être, d’une tonne de carbone non émise. Cela revient à s’interroger sur la différence entre valeur et prix, et reconnaître ainsi que la trajectoire endogène des marchés financiers a finalement peu de chances d’être conforme à l’intérêt social.

Repenser l’impact écologique des villes
Sciences Humaines

Dominique Gauzin-Müller
Depuis 2008, la moitié de la population de la planète est urbaine. La smart city apparaît dès lors comme la seule solution pour gérer cette explosion démographique des villes et l’augmentation du niveau de pollution qui en résulte. On dénombre au sein de l’Union européenne (UE) plus de 250 « villes intelligentes » - c’est-à-dire des villes créatives et durables recourant aux technologies de l’information et de la communication (TIC) pour améliorer la qualité des services urbains –, dont une vingtaine en France. Grâce aux TIC, les données concernant la consommation énergétique ou d’eau sont désormais connues de façon très précise. De la même manière, l’organisation des déplacements et des moyens de transport peut être pilotée de façon à en améliorer la fluidité et réduire les nuisances.

Également dans ce numéro

Innovation, inégalités de revenus et mobilité sociale
Telos

Philippe Aghion, Ufuk Akcigit, Richard Blundell, Antonin Bergeaud et David Hemous
Depuis plusieurs décennies, on observe dans les pays développés une accélération de l’augmentation des inégalités de revenus, notamment au sommet de l’échelle des revenus : le « top 1 % ». Une étude récente, menée à partir de données statistiques américaines, montre une similarité de l’évolution, depuis les années 1960, de la courbe de l’innovation – mesurée par le flux annuel de brevets enregistrés à l’Office des brevets américain – et celle de l’inégalité extrême – mesurée par la part des revenus attribués aux 1 % supérieur dans l’échelle des revenus. Une comparaison entre États américains, en particulier entre la Californie, aujourd’hui l’État le plus innovant aux États-Unis, et l’Alabama qui figure parmi les moins innovants du pays, permet de surcroit d’établir que si l’innovation augmente « l’inégalité au top » de l’échelle des revenus, elle favorise également la mobilité sociale.

À la recherche des parts de marché perdues
Les notes du Conseil d’analyse économique

Lionel Fontagné et Thierry Mayer
L’arrivée de grandes économies émergentes, comme la Chine, sur les marchés mondiaux fait mécaniquement diminuer les parts de marché des économies avancées. Mais la part de marché de la France à l’exportation diminue davantage que celles des autres pays européens. Si beaucoup pensent que cette situation est le résultat d’une mauvaise spécialisation géographique ou sectorielle, les auteurs de cet article, eux, mettent en cause l’insuffisance du rapport « qualité/prix » des produits français. Selon eux, il est en effet nécessaire de distinguer la compétitivité prix de la compétitivité hors prix.

À quoi servent les fonds vautours ?
Techniques financières et développement

Anselme Imbert
Les fonds vautours sont des fonds d’investissement spéculatifs qui se spécialisent dans l’achat avec (forte) décote de dettes émises par des débiteurs en difficulté ou proches du défaut de paiement (dettes d’entreprises ou dettes souveraines). Leur objectif est de tenter d’obtenir le paiement nominal intégral des créances, en général en recourant à la justice. Une telle activité de recouvrement procédurier est fréquente et ancienne sur le plan national. Par contre, au niveau international, particulièrement lorsqu’il s’agit de dette souveraine, peu d’acteurs se sont spécialisés dans cette activité, car la barrière à l’entrée est assez conséquente (investissement initial considérable et longueur des procédures judiciaires). En conséquence, le nombre d’acteurs œuvrant dans ce secteur est assez limité. Néanmoins, la stratégie financière poursuivie par ces fonds peut être très rentable.

 

 

 

 

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