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Économie internationale

Bilan de l'économie mondiale 2015

Problèmes économiques
N°3122 - Première quinzaine 12/2015

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Année d'édition : 2015
Réf. : 3303332031221
64 pages, 21 x 27 cm

4,90

 

Après un début d’année 2015 atone, la croissance devrait progressivement s’accélérer, puis en 2016 s’affermir légèrement dans la zone de l’OCDE. Dans les pays non membres de l’OCDE, elle pourrait être plus vigoureuse. La fragilité de la reprise s’explique notamment par la faiblesse persistante de l’investissement. Dans la zone euro et au Japon, la baisse des cours du pétrole, la dépréciation de la monnaie et la relance monétaire devrait soutenir l’activité.

La croissance mondiale devrait s’accélérer
Perspectives économiques de l’OCDE          
OCDE
Si, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la croissance mondiale devrait globalement rester modeste en 2016, celle-ci pourrait s’accélérer de manière plus prononcée dans les pays non membres de l’OCDE. Les politiques monétaires accommodantes, le rétablissement du secteur financier et la baisse des cours du pétrole sont en effet susceptibles de favoriser la reprise de l’activité. Mais l’atonie persistante de l’investissement pourrait rendre cette dernière particulièrement fragile.

Le taux de chômage devrait rester élevé
Perspectives de l’emploi de l’OCDE 
OCDE
L’emploi et les revenus du travail continuent de subir les effets de la crise économique et financière mondiale de 2008-2009. Si, dans certains pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la reprise de l’activité se confirme, elle n’est toutefois pas suffisamment robuste pour que les salaires réels augmentent. Le taux moyen de chômage dans la zone de l’OCDE, notamment celui des jeunes et de longue durée, devrait rester élevé dans les prochains mois. La part de l’emploi partiel a également augmenté de manière significative et cette tendance devrait se poursuivre. Enfin, l’augmentation des inégalités est devenue une question essentielle, relançant le débat sur le salaire minimum. 

Les marchés tributaires des banques centrales
Rapport annuel
Banque des règlements internationaux
Entre la  mi-2014 et la mi-2015, les politiques monétaires accommodantes des banques centrales ont largement soutenu les marchés financiers. Les investisseurs ont conservé un appétit pour le risque et les prix de nombreux actifs ont atteint de nouveaux sommets. Les rendements obligataires, quant à eux, ont continué à reculer. Dans certains pays, les rendements nominaux – phénomène inédit - sont même passés en territoire négatif, en raison non seulement de la diminution des primes d’échéance, mais également de la révision à la baisse des taux directeurs attendus. Dans le même temps, les signes de fragilité des marchés se sont manifestés : l’accès de volatilité, l’assèchement de la liquidité, ainsi que les anticipations de divergence toujours plus grande des politiques monétaires entre l’Europe et les États-Unis ont été à l’origine de fluctuations importantes.

Euro, matières premières, inflation : la baisse domine
Rapport annuel de la Banque de France
Christian Noyer
L’année écoulée a été marquée par une baisse globale des taux longs dans les économies développées. Sur le marché des changes, en revanche, l’évolution a été plus contrastée : si l’euro a enregistré, en moyenne, une baisse de 4,5 % de son taux de change effectif nominal, le dollar s’est apprécié de 9,7 %. Les principaux indices de prix des matières premières ont, quant à eux, diminué de manière très importante. Le ralentissement non anticipé de la demande mondiale, ainsi que des facteurs d’offre expliquent cette baisse. Enfin, l’inflation en zone euro a continué de baisser ; l’indice des prix à la consommation (IPCH) n’a progressé que de 0,4 % en moyenne annuelle en 2014, après 1,3 % en 2013.

Croissance modeste du commerce mondial
Rapport sur le commerce mondial 2015
OMC
En 2014, pour la troisième année consécutive, la croissance des échanges mondiaux a été inférieure à 3 % en volume. Le taux de croissance du commerce mondial l’année dernière a été  de l’ordre de 2,5 %. L’atonie du commerce s’explique notamment par le ralentissement de la croissance du produit intérieur brut  (PIB) des économies émergentes, la reprise inégale dans les pays développés et la montée des tensions géopolitiques. Au premier semestre 2015, le commerce mondial a continué de croître à un rythme modéré mais les perspectives pour la deuxième moitié de l’année ont été quelque peu assombries par de nombreux facteurs de risque, notamment l’évolution de l’économie chinoise, les incertitudes concernant les États-Unis ou les retombées de la crise de la dette grecque en Europe.

Recul des IDE dans le monde
Rapport sur l’investissement dans le monde 2015
CNUCED
En 2014, les flux d’investissements directs à l’étranger (IDE) dans le monde ont diminué de 16 %, tombant à 1200 milliards de dollars. Cette baisse moyenne dissimule toutefois des écarts très importants : si les IDE vers les pays développés ont connu une très forte chute (- 28 %), ceux à destination de l’Afrique ont stagné, tandis que  les flux de capitaux entrants en Asie ont été particulièrement dynamiques, en hausse de 9 %. L’investissement des entreprises, qui a été en 2014 pénalisé par la faiblesse de la croissance, l’instabilité politique et l’existence de risques géopolitiques élevés, devrait rebondir en 2015. La CNUCED prévoit pour cette année une croissance des IDE de 11 %, qui se situeraient autour de 1400 milliards de dollars.

Également dans ce numéro

COP21 : vers un mécanisme de solidarité ?
Techniques financières et développement
Mouhamadou Maiga Farka et Alix Mazounie
Plus de cent cinquante chefs d’État et de gouvernement se réuniront du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris, dans le cadre de la 21e Conférence dela Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC). L’objectif principal de la COP21 (conférence des parties) est de conclure un accord de coopération multilatérale en matière de lutte contre le changement climatique. La question du financement des moyens mis en œuvre pour atteindre cet objectif est cruciale car il est impératif d’aider les pays en développement à réussir leur transition énergétique. Mais cette question concerne également les économies avancées, où les investisseurs, publics comme privés, ont un rôle décisif à jouer dans la lutte contre le changement climatique.

L’industrie française du livre face au défi numérique
Revue des Deux Mondes
Annick Steta
L’évolution des pratiques culturelles des Français, marquée notamment par la baisse de la lecture de livres et la stagnation du pouvoir d’achat ont des conséquences négatives sur le marché du livre. Celui-ci s’est en effet à nouveau contracté en 2014. Ces tendances négatives s’inscrivent dans un contexte où le modèle économique de l’industrie du livre subit de surcroît de profonds bouleversements liés aux effets de la révolution numérique. Au cours des dernières années, la diffusion des technologies de l’information et de la communication a en effet eu un impact considérable sur les différents maillons de la chaîne de valeur du secteur, en particulier sur les librairies.

L’économie maritime en France
INSEE Première

Sébastien Colas, Ludivine Neveu-Chéramy et Michel Rouxel
L’Union européenne a placé  l’économie maritime au cœur de sa stratégie de développement « Europe 2020 ». Les activités maritimes offrent en effet un potentiel de croissance considérable notamment l’aquaculture, les biotechnologies bleues, le tourisme, les énergies marines et l’exploitation minière des fonds marins. La France, qui possède la deuxième plus grande superficie d’espaces marins au monde, a  de fait un rôle moteur à jouer dans le cadre de cette stratégie et peut miser durablement sur la « croissance bleue » comme levier important de développement économique.

 

 

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