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Les multinationales au XXIe siècle

Problèmes économiques
N°3130 - Première quinzaine avril 2016

Auteur(s) :

Editeur :

Année d'édition : 2016
Réf. : 3303332031306
64 pages, 21 x 27 cm

5,00

 

Une étude récente de l’Institut fédéral suisse de technologie a montré le degré très élevé de concentration de l’économie mondiale entre quelques centaines de firmes multinationales. Les implications de cette hyper-concentration sont aujourd’hui considérables.

147 sociétés dominent l’économie mondiale
Courrier international

Andy Coghlan et Debora Mackenzie
Des chercheurs de l’Institut fédéral suisse de technologie de Zurich ont, à partir de la base de données Orbis 2007 qui enregistre 37 millions d’entreprises dont 43 000 multinationales dans le monde, mis en évidence l’existence d’une influence disproportionnée sur l’économie mondiale d’une poignée de sociétés, des banques pour la plupart. Selon cette étude, ces 147 sociétés – qui représentent 60 % du chiffre d’affaires mondial – sont liées entre elles via des participations financières croisées, avec une moyenne de vingt connections. Elles possèdent en outre collectivement la majorité des grandes entreprises dont l’activité relève de l’« économie réelle ». C’est la première fois que l’hyper-concentration actuelle de l’économie mondiale est révélée de façon empirique.

Le top ten des entreprises high tech
Wired

Davey Alba
Dix entreprises high tech ont marqué l’année 2015, selon le célèbre magazine américain, Wired, spécialisé dans les nouvelles technologies. Amazon, WhatsApp, Uber ou encore Disney, toutes ont montré que, quel que soit le domaine d’activité, la technologie dominait non seulement le marché américain mais aussi l’économie mondiale. Dans ce top ten, seule Atlassian, une entreprise australienne de développement de logiciels dont la valorisation a atteint en 2016 5 milliards de dollars, n’a pas été créée aux États-Unis.

Les GAFA sont-ils incontrôlables ?
Alternatives économiques – Hors-série

Thomas Lestavel
Dans le secteur du numérique, quatre entreprises américaines – Google, Apple, Facebook et Amazon (GAFA) – exercent, depuis le milieu des années 2000, une hégémonie sans précédent. À elles seules, elles représentent 83 % de la capitalisation boursière du secteur numérique et ont généré, en 2013, autant de revenus que le produit intérieur brut (PIB) du Danemark. Avec la multiplication de leurs initiatives pour diversifier leurs activités – Google a récemment investi dans l’énergie solaire, Facebook dans l’intelligence artificielle, etc. –, les GAFA ont considérablement accru leur pouvoir. Certains redoutent même de voir ces entreprises concurrencer les services publics – Apple a notamment créé l’Apple HealthKit qui pourrait bien remplacer, dans quelques années, le dossier médical. En faisant jouer à plein la concurrence entre les gouvernements, ces géants du web échappent également au système fiscal.

Lutter contre l’évasion fiscale des multinationales
OCDE

Rapport BEPS
L’évasion fiscale massive perpétrée notamment par les géants du numérique, est, depuis quelques années, devenue pour les États un enjeu majeur. En 2013, les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et du G20 ont adopté un plan d’action dont l’objectif est de contraindre les grandes firmes multinationales à acquitter les impôts sur les bénéfices réalisés. Le « projet BEPS » (base d’imposition et transfert de bénéfices) vise plus largement à adapter le système fiscal existant aux nouvelles activités économiques, comme le numérique et consiste à élaborer un cadre de règles internationales permettant de combattre l’érosion de la base d’imposition en assurant aux États un minimum de recettes budgétaires. Selon l’OCDE, l’adoption de ces nouvelles règles ne doit toutefois pas entraîner de double-imposition ni soumettre les contribuables à des obligations trop contraignantes qui pourraient faire obstacle aux activités transnationales.

Des nouvelles chaînes de valeur aux micro-multinationales
Idées économiques et sociales

Pascal Le Merrer
Au cours de la dernière décennie, l’économie mondiale a été marquée par trois phénomènes majeurs : le ralentissement de la croissance du commerce mondial, la résorption progressive des déséquilibres mondiaux, et la montée en puissance du rôle des entreprises. Ces dernières ont en effet procédé à une progressive recomposition de leurs chaînes de valeur via des stratégies complexes d’externalisation et de délocalisation de leurs activités de production. Mais depuis quelques années, l’essor des nouvelles technologies à permis à un autre modèle de multinationale d’émerger : celui des micromultinationales. Ces start-ups d’un genre nouveau que sont Uber, Airbnb, Bookings ou encore Local Motors, ne se sont emparé que d’un seul maillon de la chaîne de valeur afin d’étendre leur activité à l’échelle mondiale.

Également dans ce numéro

Danemark : comment concilier travail et famille
Chronique internationale de l’IRES

Christèle Meilland
La conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle au Danemark tient à un mélange singulier entre un modèle progressiste militant pour une égalité hommes-femmes et une pratique relativement traditionnelle de recours aux congés parentaux et au travail à temps partiel. Cette conciliation repose ainsi sur une conception libérale de liberté de choix, le rôle de l’État étant neutre : le gouvernement met à disposition des familles des « outils » de conciliation permettant de favoriser l’égalité entre les hommes et les femmes mais laisse les parents libres d’y recourir ou non.

Éducation : le poids croissant des standards internationaux
Futuribles

Alain Michel
Les études comparatives sur l’éducation menées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et par la Commission européenne ont eu, ces dernières années, un profond retentissement dans de nombreux pays. L’auteur analyse l’influence de ces travaux sur les systèmes éducatifs. Quel est  l’impact réel sur les politiques éducatives et les programmes d’enseignement du Programme international de suivi des acquis des élèves de 15 ans (PISA), publié tous les trois ans par l’OCDE, ou celui des recommandations faites aux pays membres de l’Union européenne (UE) par la Commission de Bruxelles ? Ces derniers conduisent-ils  à une homogénéisation des systèmes éducatifs ? Les critiques régulièrement adressées à la vision jugée trop exclusivement économiste de l’éducation véhiculée par l’OCDE sont-elles pertinentes ? Quelle est la réalité du soft power qu’exercerait l’Organisation

Économie mondiale, endettement et dollar
Lettre du CEPII

Michel Aglietta et Virginie Coudert
Le système monétaire international reste largement centré sur le dollar. Cette organisation n’est pas sans danger, car l’hégémonie de l’économie américaine s’affaiblit et la conduite de la politique monétaire par les États-Unis demeure unilatérale. Aujourd’hui, le dollar est entré dans un nouveau cycle haussier à la suite de la remontée des taux américains, mais les ajustements nécessaires au niveau du système monétaire international sont compliqués. Les pays émergents endettés sont confrontés à des fuites de capitaux et une déstabilisation de leurs taux de change. Par ailleurs, l’endettement continue d’augmenter un peu partout à la suite des politiques anti-déflationnistes conduites par les banques centrales. Si l’économie mondiale doit durablement affronter de telles contradictions, la globalisation financière pourrait même reculer.

 

 

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1 commentaire

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Espoir, le vendredi 08 avril 2016 10:10:36
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bonjour triste d'apprendre la fin de la revue. y aura-t-il un autre projet pour la remplacer ? merci
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