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L’initiative d’excellence de l’Allemagne, par Karin Serbanescu-Lestrade

[L’initiative d’excellence de l’Allemagne, par Karin Serbanescu-Lestrade], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Université libre de Berlin (une des neuf universités d’excellence). Entrée de la bibliothèque de la faculté de philologie, réalisée par l’architecte anglais Norman Foster.
AFP / Axel Schmidt – 2007

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Mis à jour le 12/10/2010

Introduction

Conçu en 2004, l’initiative d’excellence vise à engager les universités des seize Länder allemands dans la compétition internationale en créant entre elles une émulation et à ouvrir l’enseignement supérieur à la recherche extra-universitaire et industrielle. La première vague d’expérimentation est sur le point de s’achever (200¬6-2011).


L’initiative d’excellence de l’Allemagne, par Karin Serbanescu-Lestrade

Karin Serbanescu-Lestrade*

Depuis deux décennies, l’enseignement supérieur allemand connaît de profondes mutations du fait de l’adoption de l’initiative pour l’excellence (Exzellenzinitiative). Conçue par le gouvernement fédéral et mise en œuvre par les Länder, elle vise à amener les universités allemandes à s’engager dans la compétition internationale pour la recherche scientifique et, dès lors, à créer entre elles une émulation. En s’employant à attirer les meilleurs étudiants et chercheurs étrangers, et notamment européens, et en s’élargissant à la recherche extra-universitaire et industrielle, l’enseignement supérieur allemand apparaît de plus en plus différencié.

Un dispositif au service de la compétition scientifique

Dès les années 1990, la politique allemande met l’accent sur la compétition scientifique et technologique avec pour objectif de se hisser au niveau des pays anglo-saxons (Schriewer, 2007). La mise en œuvre du processus de Bologne(1) dans les années 2000 conforte cette orientation dont les enjeux sont désormais clairement définis : il s’agit de répondre à la concurrence européenne et mondiale en attirant les meilleurs étudiants, les meilleurs chercheurs dans des universités de haut niveau.

La politique de l’enseignement supérieur et de la recherche est du ressort des seize Länder. Ceux-ci, en particulier, élaborent et adoptent les lois qui déterminent les programmes d’études pour chaque type d’établissement(2). Grâce à la confrontation de la loi-cadre (fédérale) et des lois des Länder, « la discussion autour des grands enjeux de développement universitaire et scientifique national s’enrichit de la variété des approches et des expériences régionales »(3). Il y a donc concertation entre ces deux niveaux en vertu de la règle des compétences partagées (die Gemeinschaftsaufgabe) et le ministre de l’Éducation de chaque Land dispose d’une certaine autonomie d’action.

L’initiative d’excellence a été mise au point en 2004 par la coalition gouvernementale des sociaux-démocrates et des Verts conduite par le Chancelier Schröder. Lancée un an plus tard, le 23 juin 2005, par le gouvernement fédéral et les Länder, et devant courir de 2006 à 2011, elle vise à promouvoir l’excellence en matière de recherche dans trois catégories d’établissements :

• les écoles doctorales destinées à former la relève scientifique sont dotées de 1 million d’euros par an ;

• les clusters d’excellence, à savoir les centres de recherche orientés vers l’international et coopérant avec des organisations non universitaires et/ou l’industrie se voient allouer 6,5 millions d’euros par an ;

• les universités ayant élaboré un « concept d’avenir » dans une filière phare de la recherche obtiennent 21 millions d’euros par an. Pour être éligible, une université doit avoir au moins une école doctorale, un cluster d’excellence et une stratégie globale convaincante. Les établissements qui remplissent ces trois critères comptent parmi les meilleurs et reçoivent le titre convoité d’université d’élite : tel est le cas de neuf d’entre elles pour la période 2006-2011.

Par rapport à cette troisième catégorie, les deux premières ne sont donc que des « lots de consolation » (Nettelbeck, 2008) pour des universités ne faisant pas partie des « élus » mais disposant néanmoins d’ « écoles doctorales » de haut niveau (39 en 2006-2011), ou de clusters d’excellence qui collaborent avec des centres de recherche réputés, comme l’Institut Max Planck (37 pour cette même période).

L’Association allemande pour le soutien et l’avancement de la recherche (DFG)(4) est chargée d’organiser et de gérer cette initiative d’excellence dont la règle d’or est une égalité des chances absolue de toutes les universités allemandes en compétition.

Les réactions suscitées par cette initiative ont mêlé circonspection et critiques. Après un premier moment d’inquiétude dans les Länder provoquée par les disparités de situation que connaissaient leurs universités, ces dernières se sont livrées à une compétition inédite non seulement entre elles, mais également avec leurs homologues des autres Länder. Les 103 universités allemandes et, plus généralement, les 383 établissements supérieurs allemands sont entrés en concurrence. Cependant, cinq ans plus tard, bien des interrogations subsistent.

Disparités géographiques et financières

Derrière la prétendue égalité des chances, la réalité du terrain est bien différente, certains Länder étant plus favorisés que d’autres. En 2007, lorsqu’est effectuée la première sélection, la palme est détenue par la Bavière, le Land allemand le plus riche des seize, avec un PIB par habitant équivalant à 137,9 % de la moyenne communautaire(5). Munich, sa capitale, compte deux établissements de prestige : la Ludwig-Maximilians-Universität (fière de ses treize lauréats de prix Nobel en médecine, physique et chimie) et la Technische Universität qui sont les premières universités allemandes dans le classement de Shanghai(6). Les établissements ayant une longue histoire, connus sur le plan international et situés dans des villes prospères de l’ancienne RFA, notamment dans le sud, devancent nettement ceux de l’ex-RDA. En effet, les sept autres universités retenues sont l’université de Constance (la plus récente, fondée en 1966), l’Albert-Ludwigs Universität de Fribourg-en-Brisgau, la Fridericiana de Karlsruhe, la plus vieille des Écoles techniques supérieures (fondée en 1825), la Ruprecht-Karls Universität de Heidelberg, la plus ancienne (1386) et la plus renommée, la Rheinische-Westfälische Technische Hochschule d’Aix-la-Chapelle (1870), la Georg-August Universität de Göttingen(1737)(7) et la Freie Universität de Berlin (1945)(8). Ces disparités s’expliquent par des raisons économiques. La Bavière et le Bade-Wurtemberg, où sont implantées six des neuf universités d’excellence, sont ainsi de loin les régions les plus dynamiques du pays et sont suivies par la Hesse (avec Francfort, pôle financier européen et mondial) et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Classement de Shanghai : les universités du top 100
(nombre d'universités par pays) 

Classement de Shanghai

Les sommes allouées au titre de l’initiative d’excellence, même si elles sont relativement modestes, représentent un apport non négligeable dans un pays qui ne consacre que 1,1 % de son budget à l’enseignement supérieur, contre 3 % aux États-Unis, la référence en la matière pour l’Allemagne. Les universités sont confrontées à des difficultés budgétaires avec la mise en œuvre du processus de Bologne, l’accréditation (voir ci-dessous) et l’allongement de la durée de certains cursus. Le remplacement progressif des anciennes formations (de quatre, cinq, huit semestres ou plus) par de nouvelles, comme le bachelor (licence) et le master entraîne une segmentation des études, mais aussi un allongement de leur durée avec pour conséquence une augmentation des coûts (taux d’encadrement plus élevé, multiplication des examens, tutorat). Ces nouvelles formations font l’objet périodiquement (tous les cinq ans) d’une procédure d’accréditation destinée à vérifier leur qualité et leur pertinence. Cependant, cette procédure est fort coûteuse (10 000 à 20 000 euros par cursus universitaire) et est assumée intégralement par le budget des établissements.

Dans le cadre de l’initiative d’excellence, le gouvernement fédéral et les Länder ont alloué, pour la période allant de 2006 à 2011, la somme globale de 1,9 milliard d’euros au profit des trois catégories d’établissements décrites ci-dessus.

La recherche en Allemagne a toujours relevé des compétences des Länder et, par conséquent, de leur prospérité respective. En outre, il est à craindre que ces derniers réservent leurs subventions aux universités gagnantes et n’accordent rien aux autres.

Disparités entre disciplines

Comment parvenir à l’excellence dans une université de masse, aussi ancrée dans la tradition et réputée soit-elle, dans la mesure où, par définition, la sélection n’y est pas pratiquée ? Chaque université comporte des filières d’excellence et d’autres moins prestigieuses. Pour le chercheur U. Teichler (2005), les différences qui existent entre les disciplines au sein d’un même établissement sont encore plus grandes que celles observées entre établissements.

S’agissant des disciplines entrées en lice pour obtenir le titre d’excellence, les grandes gagnantes sont les sciences expérimentales (dont la médecine) et les sciences de l’ingénieur. Et les grandes perdantes, avec seulement six projets sur les 37 clusters d’excellence, sont les sciences sociales et humaines dont le potentiel commercial est bien moindre. C’est en effet ce qui ressort d’une analyse minutieuse du profil des universités du « top 9 ». Celle de Constance est de taille modeste, comptant 10 000 étudiants seulement, mais elle détient une école doctorale de haut niveau. Le secteur « Biochimie »(9) de l’université de Heidelberg, dont auparavant la réputation était fondée sur les sciences humaines, excelle actuellement dans la médecine et la biologie moléculaire, l’accent étant mis sur une discipline d’une portée cruciale, l’oncologie.

L’interdisciplinarité de la recherche et la collaboration entre établissements allemands ainsi que les coopérations internationales sont encouragées. Il est incontestable que le développement de la recherche, en général, et les sciences, en particulier, sont au cœur de l’initiative d’excellence. Outre les fonds distribués au titre de cette dernière, le gouvernement fédéral et les Länder soutiennent la recherche universitaire par le biais du « Pacte universitaire 2020 »(10) et les grands centres de recherche extra-universitaire par celui du « Pacte pour la recherche et l’innovation »(11).

L’excellence est-elle liée à une forte spécialisation ? Les recherches hyper pointues sont-elles susceptibles d’attirer davantage de subventions ? Seront-elles plus nombreuses à être proposées pour publication dans des revues prestigieuses ? Ces différents points qui semblent être encore des sujets de réflexion parmi les chercheurs, confirmés ou débutants.

Une deuxième vague en gestation

Pour la période suivante, 2012-2017, selon le calendrier établi conjointement par les ministères fédéraux et des Länder, l’Association allemande pour le soutien et l’avancement de la recherche (DFG) et le Conseil scientifique chargé d’évaluer l’enseignement supérieur au niveau fédéral (Wissenschaftsrat), les nouveaux projets doivent être déposés pour le 1er septembre 2011 et la sélection sera effectuée au cours de l’été 2012(12).

La stimulation de la recherche et de l’enseignement est un des objectifs ciblés par cette deuxième phase de l’expérience. Il s’agit d’apporter une réponse aux très vifs débats portant sur la mission des enseignants du supérieur et le risque que leurs activités de recherche et d’enseignement ne se nuisent mutuellement. Mais il s’agit aussi peut-être d’éviter une solution à l’américaine selon laquelle les universités sont classées en deux catégories : les Research University et les Teaching University.

Cette nouvelle étape devrait, en outre, également s’adresser aux petites et moyennes universités qui avaient été complètement négligées dans la première phase. Il est ainsi prévu d’attribuer 292 millions d’euros aux clusters d’excellence qui se sont montrés particulièrement efficaces dans le regroupement de laboratoires de recherche de plusieurs établissements et la création de synergies entre les parties prenantes. La sélection de 2012 donnera à voir si les efforts communs des petits et moyens établissements ont été effectivement pris en considération et dans quelle proportion ainsi qu’à indiquer les filières bénéficiaires.

De façon générale, la collaboration entre les établissements, sur les plans local, national et international, continue d’être encouragée, de même que ceux-ci sont incités à établir et à développer des liens avec les organismes de recherche extra-universitaires et avec le monde de l’économie. Par ailleurs, attirer les meilleurs étudiants et chercheurs d’Europe et d’autres pays étrangers doit demeurer un objectif clé des universités. Depuis 2008, le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche et la fondation Alexander von Humboldt décernent chaque année le prix « Research in Germany Award » à des chercheurs étrangers particulièrement en pointe dans leur domaine. Les lauréats se voient attribuer une dotation pouvant atteindre 5 millions d’euros pour mener des recherches pionnières dans des universités allemandes pendant cinq ans.

Il est un fait que les universités allemandes exercent une certaine séduction auprès des étudiants. En premier lieu, nombre d’entre elles ont mis en place des enseignements en anglais, ce qui supprime la barrière linguistique. Ensuite, les frais d’inscription sont sensiblement moins élevés que ceux pratiqués par les établissements britanniques, par exemple, enfin, le coût du logement est relativement raisonnable. Aussi l’Allemagne apparaît-elle aujourd’hui comme le pays préféré des étudiants étrangers, derrière les États-Unis et la Grande-Bretagne. Et l’initiative d’excellence vise à accroître encore le nombre de doctorants et de chercheurs étrangers. Sur les 4 200 postes de scientifiques créés dans le cadre de l’initiative, un quart sont destinés à des étrangers(13). A partir de 2016, il est prévu d’aller plus loin dans le processus d’internationalisation des universités en proposant que l’évaluation soit confiée à une commission d’experts internationaux.

L’initiative d’excellence illustre bien la capacité d’adaptation de l’Allemagne aux défis de la mondialisation. Elle s’insère dans une histoire politique et universitaire dans laquelle la devise « l’Allemagne en première ligne » a été érigée en règle de conduite. Toutefois, si on ne peut que se féliciter des résultats de cette expérience en termes d’émulation scientifique, force est de se demander si elle ne menace pas la pérennité du modèle universitaire conçu par le philosophe et homme politique allemand Wilhelm von Humboldt (1767-1835), qui repose sur la liberté du savoir et l’autonomie du corps enseignant. Mais quel est le poids de cette liberté face aux contraintes économiques ? On peut en effet difficilement imaginer que les établissements d’enseignement supérieur des Länder de l’ancienne RDA parviennent à rattraper dans les prochaines années le niveau de leurs homologues des Länder du sud et de l’ouest, à l’exception peut-être de ceux implantés dans la dynamique ville de Berlin.

Rien n’indique que le reproche fait à l’initiative d’excellence de privilégier les sciences dures et la recherche, ainsi que d’accentuer les inégalités entre les établissements d’enseignement supérieur sera pris en compte dans le programme 2012-2017. Il y a fort à craindre que les universités scientifiques continuent à être les principales bénéficiaires des subventions car elles sont les mieux à même de participer, au niveau national et international, à des partenariats avec leurs homologues et/ou des grands centres de recherche. Les filières scientifiques des universités moins cotées, en se centrant sur des recherches pointues et/ou en se regroupant, devraient cependant obtenir des financements pour les écoles doctorales. A priori, et en dépit d’un soutien financier du Land qui aura toutes les chances d’être modique, elles devraient demeurer compétitives dans le domaine de la recherche, voire être en mesure de s’intégrer à des clusters d’excellence. En revanche, les filières en sciences humaines et sociales sont condamnées à rester les parents pauvres de l’enseignement supérieur, alors même qu’elles accueillent les plus gros contingents et disposent d’ores et déjà de moyens insuffisants pour remplir leurs tâches.

Les effets bénéfiques de l’initiative d’excellence résident indubitablement dans l’attrait qu’exercent les universités allemandes sur les étudiants et les chercheurs étrangers et dans l’impulsion qu’elle donne à la recherche scientifique de pointe mesurable au nombre de brevets reconnus tant au niveau européen que mondial. On peut toutefois déplorer que cette course à la performance scientifique laisse bon nombre d’établissements d’enseignement supérieur de taille modeste sur le bord de la route.

Notes
(1) Son objectif est la création d’un espace européen de l‘enseignement supérieur.
(2) En Allemagne, il existe plusieurs types d’établissements d’enseignement supérieur : les universités, les universités de technologie, de l’armée, les écoles supérieures techniques, les instituts universitaires de téléenseignement, les écoles supérieures de médecine, de médecine vétérinaire, des sports, de pédagogie, de théologie. S’ajoutent les écoles de musique, des beaux-arts et de sciences administratives.
(3) R. Lasserre (2004), « L’exemple allemand : une modernisation sous contraintes », Sociétal, 2e trimestre 2004, n° 44, p. 83.
(4) Le Deutsche Forschungsgemeinschaft, organisme scientifique central autogéré, est la source de financement des recherches la plus importante.
(5)  http://ec.europa.eu/regional_policy/country/prordn/details_new.cfm?gv_PAY=DE&gv_reg=ALL&gv_PGM=1098&gv_defL=9&LAN=9.
(6) En 2010, ces deux universités sont classées respectivement au 52e et au 56e rang mondial ; elles sont suivies en 63e position par la vénérable université d’Heidelberg (Land du Bade-Wurtemberg). http://www.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20100812/1398457_5eeb_arwu2010.pdf.
(7) Cette université publique de Basse-Saxe a été transformée en Entrepreneurial University.
(8) http://www.magazine-deutschland.de présente en 2008 ces neuf universités d’élite.
(9) Les recherches en chimie ont toujours été, et en particulier à partir des années 1930, une priorité allemande et un point fort des laboratoires de recherche.
(10) Élaboré par la Fédération et les Länder, il aura alloué à la recherche, fin 2010, 700 millions d’euros.
(11) Il a accordé 15 milliards d’euros aux technologies de pointe jusqu’en 2009.
(12) Exzellenzinitiative, http://www.bmbf.de/de/1321.php.
(13) Source : BMBF, 2010.

Sélection bibliographique
• Hartmann M. (2006), Die Exzellenzinitiative - ein Paradigmenwechsel in der deutschen Hochschulpolitik, Leviathan - Berliner Zeitschrift für Sozial-wissenschaft, Berlin, décembre 2006, pp. 447-465.
• Lasserre A. (2004), « L’exemple allemand : une modernisation sous contraintes », Sociétal, 2e trimestre 2004, n° 44.
• Liebfried S., Wiesner A. (2008), « Exzellenzinitiative : Wie soll es weitergehen ? » Frankfurter Allgemeine Zeitung, 8 juillet 2008.
• Nettelbeck J. (2008), « Ein teuflischer Mechanismus mit segensreichen Wirkungen – die Exzellenzinitiative », Journée d’étude : Quoi de neuf en Allemagne ? Les universités allemandes en mutation, Sciences Po/CNRS, CIERA, Paris, vendredi 26 septembre.
• Schriewer J. (2008), « L’enseignement supérieur allemand : rhétorique d’autonomie et blocages systémiques », in Charle C., Souile C. (dir.), Les ravages de la « modernisation » universitaire en Europe, Paris, Éditions Syllepse, collection La Politique au scalpel, pp. 89-106.
• Teichler U. (2005), Hochschulstrukturen im Umbruch. Eine Bilanz der Reformdynamik seit vier Jahrzehnten, Campus Verlag, Frankfurt/Main, 372 p.

Ressources on-line
http://www.bmbf.de
http://www.faz.net
http://lemonde.fr
http://www.magazine-deutschland.de
www.oecd.org

* Docteur en sciences de l’éducation, Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Pour citer cet article : Karin Serbanescu-Lestrade, « L’initiative d’excellence de l’Allemagne », Grande Europe n° 25, octobre 2010 – La Documentation française © DILA

 

 

 

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