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La Pologne change-t-elle de voie ? par Jean-Yves Potel

[La Pologne change-t-elle de voie ? par Jean-Yves Potel], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Manifestation organisée par le comité de défense de la démocratie (KOD) le 23 janvier 2016 à Varsovie. Sur la banderole : « Nous, le peuple polonais, ne sommes pas le PiS »
Natalia Krasicka - 2016

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Mis à jour le 10/02/2016

Introduction

La victoire du parti Droit et Justice (PiS) aux élections présidentielles puis législatives de 2015 a révélé un basculement de la société polonaise vers la droite conservatrice, particulièrement de la jeunesse. Les premières lois adoptées par le nouveau Parlement ont surpris et choqué par leur caractère autoritaire. L'Union européenne s'en inquiète. Une partie importante de la société se mobilise derrière un comité de défense de la démocratie. Deux Pologne se font face dans un climat tendu. La meilleure élève de la transition démocratique va-t-elle changer de voie ?


La Pologne change-t-elle de voie ?

Jean-Yves Potel*

En se saisissant officiellement du dossier polonais, le 13 janvier 2016, et en activant le mécanisme dit de l’État de droit, la Commission européenne a choisi une procédure douce. Inquiète de ses premières décisions législatives, elle a décidé d’engager un dialogue avec le gouvernement – constitué en novembre 2015 – de cet État membre. « L’objectif de la procédure », a expliqué Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne en charge notamment des Relations interinstitutionnelles et de l’État de droit, « est de clarifier les faits de façon objective, d’évaluer la situation plus en profondeur et de débuter un dialogue avec les autorités polonaises sans préjuger de possibles étapes ultérieures ». Cette procédure qui n’implique pas de sanctions n’en est pas moins un geste fort.

La nouvelle équipe polonaise a réagi en multipliant les gestes amicaux, tout en ne cédant rien. Le Président élu le 24 mai 2015, Andrzej Duda, s’est déplacé à Bruxelles le 18 janvier. Il a feint l’incompréhension, évoquant « un manque d’informations » et considérant les prises de positions « exagérées ». Il a été rassuré par le président du Conseil européen (et Premier ministre polonais de 2007 à 2014), Donald Tusk. Quant à Beata Szydło, chef du gouvernement issu de la majorité législative élue le 25 octobre 2015, elle a, le 19 janvier devant le Parlement européen,  formulé un souhait : « Il est important que la Pologne puisse toujours compter sur le soutien de l’Union européenne, et qu’à propos des décisions qui relèvent des affaires intérieures du pays, nous ayons la garantie que notre souveraineté soit respectée. » Or, l’inquiétude de la Commission est justement motivée par des décisions qui porteraient atteinte aux principes de l’État de droit. En Pologne même, l’opinion s’est également alarmée contre ces lois, choquée aussi par les discours antigermaniques qui les accompagnaient. Un « comité de défense de la démocratie » (KOD) s’est formé spontanément, en marge des partis. Rassemblant très vite plus de 140 000 membres sur Facebook, il a envoyé une pétition au Président Duda et organisé des marches de protestation dans toutes les villes, manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes, une première depuis vingt-cinq ans.

Cette crise étonne plus d’un observateur. Elle révèle des tensions et une polarisation de la société polonaise qui sont en fait à l’œuvre depuis plusieurs années et constituent l’envers du « miracle » polonais. Celle-ci  s’est manifestée dès l’élection présidentielle des 10 et 24 mai 2015. Le président sortant, Bronisław Komorowski, avait été élu avec le soutien de la Plateforme Civique (PO), parti libéral de centre droit, trois mois après le tragique accident de l’avion présidentiel, à Smolensk le 10 avril 2010, qui avait coûté la vie à son prédécesseur, Lech Kaczynski, et à une centaine de personnalités politiques de toutes obédiences. Droit et Justice (PiS), parti de la droite ultra conservatrice et eurosceptique, perdit alors toute présence dans l’exécutif, tandis que la PO, déjà majoritaire au Parlement, se retrouva à la tête de la plupart des pouvoirs nationaux. En décembre 2014, tandis que D. Tusk prenait à Bruxelles la présidence du Conseil européen, B. Komorowski peaufinait son image de père tranquille d’une nation à l’intégration européenne réussie, et ses conseillers l’imaginaient réélu dès le 1er tour.

Un basculement de la société

Mais le résultat est tout autre. B. Komorowski arrive deuxième derrière Andrzej Duda, un jeune inconnu (né en 1972), propulsé par Jaroslaw Kaczynski le frère jumeau du Président défunt, et homme fort du PiS. À première vue, le vote reproduit la polarisation entre les deux principaux partis, constatée depuis longtemps dans les sondages et lors des élections locales de novembre 2014. A. Duda, avec 34,7 % des voix ne dépasse que d’un point le Président sortant, un score plus faible que celui de J. Kaczynski en 2010. Les faits nouveaux sont l’effondrement des autres forces traditionnelles de gauche (sociaux-démocrates, 2,8 %) et du centre gauche (moins de 2 %)(1), ainsi que l’émergence d’un outsider, Pawel Kukiz, qui obtient 20,8 % des voix des électeurs séduits par son discours démagogique anti-establishment. Chanteur de rock populaire, celui-ci avait soutenu D. Tusk en 2005 mais, depuis 2010, se montrait très actif aux côtés des nationalistes extrêmes et homophobes. Au second tour, 60 % de ses électeurs, principalement des jeunes, se sont reportés sur A. Duda.

Le phénomène s’amplifie aux élections législatives d’octobre 2015 où le PiS, avec 235 députés (sur 460), remporte la majorité absolue. La PO est réduite à 138 députés et leurs alliés agrariens (PSL) à 16. Le groupe Kukiz 15  obtient 42 élus, un nouveau parti libéral, Nowoczesna (Moderne) apparaît avec 28 élus et, surtout, pour la première fois depuis 1989, aucun parti de gauche n’entre dans l’hémicycle. L’analyse des votes souligne un net basculement de la société vers la droite conservatrice.

De nombreux indicateurs suggèrent des mouvements dans les profondeurs de la société. Le PiS récolte incontestablement les fruits d’un double mécontentement social et politique. Malgré des succès économiques mesurables par les grands indicateurs de croissance et de modernisation, la Pologne a multiplié les exclusions sociales depuis une dizaine d’années : détérioration des services publics, maintien d’un fort chômage particulièrement chez les jeunes, stagnation des revenus notamment des retraités, installation d’une pauvreté durable (autour de 17 % de la population selon la Banque mondiale). La déconsidération des élites politiques et médiatiques, révélée par plusieurs scandales, est sensible dans les enquêtes d’opinion, jouant en faveur des porteurs d’un discours épurateur.

Plus généralement, on assiste à un sentiment grandissant d’insécurité de toute la population, surtout dans les familles et chez les jeunes. L’effort consenti pour des études longues et coûteuses, comme en témoigne le boom des études supérieures des années 1990-2000, est de moins en moins récompensé par des emplois correspondants. Le contexte géopolitique régional – guerre en Ukraine et menace russe, crise des réfugiés, attentats terroristes – a alimenté angoisses et inquiétudes collectives. Une étude annuelle montre l’évolution de ce sentiment depuis vingt ans ; alors qu’en 1995, une grande majorité des Polonais (79 %) considérait vivre en sécurité et seulement 19 % dans l’insécurité, en 2015, la proportion s’est inversée. Après une période de stabilité jusqu’au début des années 2000 (en 2001, le nombre de Polonais satisfaits atteignait 81 %), les deux courbes se sont croisées en 2008 (crise économique mondiale) pour s’écarter à l’extrême en 2014, où 70 % des Polonais s’affirment en insécurité et seulement 29 % en sécurité.

L’analyse du vote d’une partie des jeunes pour P. Kukiz permet d’éclairer la portée de ce basculement de la société. Selon le sociologue Michal Bilewicz, une partie non négligeable de la jeunesse, et pas forcément la plus pauvre, exprime une frustration politique qui se traduit par des comportements individualistes, virils et autoritaires, une dénonciation de l’assistanat, l’attachement à la tradition, la recherche d’un leader charismatique(2). Les politiques sociales attirent moins que la dénonciation des profiteurs, des traîtres et les explications complotistes, qui sont au cœur des discours de P. Kukiz et J. Kaczynski. La peur des étrangers y a également sa part(3). Un sondage à la sortie des urnes, au premier tour des élections législatives, indique que 64 % des votants 18-29 ans ont choisi le PiS (23,8%,), P. Kukiz (19,9%) c’est-à-dire en dessous de la moyenne, et surtout le petit parti du député européen d’extrême droite, xénophobe et ultra libéral, Janusz Korwin-Mikke (16,6%)(4). En 2007, ce même groupe d’âge avait voté massivement pour PO et, en 2011, pour PO et la contestation sociale libérale. Certes, une autre partie de la jeunesse, surtout dans les grandes villes, en opposition radicale à ces comportements, se retrouve dans les manifestations du KOD.

Ce que veut le parti Droit et Justice

Depuis sa défaite électorale de 2007, le parti Droit et Justice s’est construit, tel un bloc, autour d’une vision du monde et de l’histoire récente de la Pologne. Produite pour l’essentiel par Jaroslaw Kaczynski, cette idéologie cohérente et conservatrice est relayée par des médias catholiques intégristes, comme Radio Maryja, l’hebdomadaire Gazeta Polska ou la télévision privée Trwam, et par la presse nationaliste (Nasz Dziennik), le portail internet Niezalezna.pl ou, depuis trois ans, la  TV Republika, une chaîne privée. Campant sur ses 20 à 30 % d’opinions favorables, le PiS n’a pas cherché à nouer des alliances électorales, au contraire. Il a affirmé une vision nationale catholique qui prend ses racines dans plusieurs traditions polonaises, et un projet politique autoritaire de type bonapartiste. Il se présente comme le sauveur de la Pologne trahie par le « bloc libéral de gauche » et bafouée par l’Europe, le défenseur des « vrais » Polonais contre ceux de « mauvaise sorte »(5). Eurosceptique et anti-germanique, il entretient une haine du président russe Vladimir Poutine considéré – avec la complicité de Donald Tusk – à l’origine de la catastrophe de Smolensk en 2010. Seuls l’OTAN et les États-Unis (gouvernés de préférence par les Républicains) sont dignes de confiance.

Les lois qu’il fait adopter depuis le début de sa législature s’attaquent au fonctionnement de la démocratie libérale. L’enjeu est plus politique que juridique (même si, au vu de la Constitution polonaise, les textes adoptés sont contestables). Quatre lois sont en cause : la réforme du fonctionnement de la Cour constitutionnelle qui limiterait la séparation des pouvoirs ; la nomination des responsables des médias publics qui menacerait la liberté d’expression ; la loi sur les services de renseignements qui porterait atteinte à la vie privée et celle sur la nomination des hauts fonctionnaires sans concours qui politiserait la fonction publique. P. Kukiz soutient sans faille cette « entreprise d’assainissement de l’État », estimant qu’« il y a un grand ménage à faire, par exemple à la Cour constitutionnelle ou dans les médias publics, et nous le faisons ensemble »(6).

Ces dispositifs rappellent de mauvais souvenirs à ceux qui ont connu le régime communiste de la Pologne populaire. Dans l’immédiat, il paraît excessif de réduire ces lois à une « poutinisation » de la Pologne ou à un « coup d’État ». Après tout, plusieurs démocraties européennes présentent des défauts analogues (voire pire). Mais la tendance est là. Elle est attestée par le style provocateur, les méthodes de gouvernement, le choix des hommes et des femmes promus ministres ou dirigeants de médias. L’ensemble indigne et inquiète à juste titre une bonne partie de l’opinion, la plus attachée aux conquêtes démocratiques des vingt-cinq dernières années.

À la réforme institutionnelle s’ajoutent des promesses sociales – le retour à la retraite à 65 ans (60 ans pour les femmes), la baisse des impôts (dont la TVA), l’aide aux familles et à la petite enfance, la taxation des grandes surfaces commerciales, etc. –, promesses typiques des populismes et jugées démagogiques par nombre d’observateurs, tant elles paraissent difficiles à réaliser dans un contexte économique tendu. Les investisseurs sont inquiets, la parité du zloty par rapport à l’euro et au dollar fond dangereusement.

Lors d’une conférence à Torun, le 23 janvier 2016, devant un séminaire de l’université privée de Radio Maryja, J. Kaczynski a exposé sa vision d’ensemble de la situation. Il a placé au centre de son analyse la « guerre polono-polonaise » qui sévit, selon lui, depuis 25 ans, date du refus d’une dé-communisation radicale (un projet des Kaczynski en 2007 avait été bloqué par la Cour constitutionnelle, ce qui avait précipité la chute du gouvernement). Il dénonce les « communistes et les dissidents » qui, aujourd’hui encore, par leur pouvoir médiatique et leurs intrigues, « manipulent » l’opinion polonaise et cherchent à démanteler la nation et l’Église. Ce discours convient à la partie de la société qui se replie sur elle-même, apeurée par les changements et la montée des périls extérieurs. Il conforte une tendance que l’on retrouve d’ailleurs un peu partout en Europe. La loi sur les médias et l’attitude du PiS vis-à-vis de nombre de journalistes, est également révélatrice(7).

S’y ajoute une spécificité polonaise : la cléricalisation de la vie publique. Ainsi, le gouvernement prépare la célébration du 1050ème anniversaire du baptême de la Pologne, le 14 avril 2016 à Gniezno et les 15-16 avril à Poznań. Le programme des cérémonies prévoit une session extraordinaire du Parlement avec un discours à la nation du président de Pologne, des célébrations religieuses, une séance plénière de l’épiscopat polonais ainsi qu’une messe solennelle à la nation. Il n’est pas certain que ces programmes répondent aux attentes de la grande majorité des électeurs qui attendent surtout une amélioration de l’emploi, des revenus, une limitation de l’immigration et une méthode de gouvernement plus consensuelle(8).

Le Comité de défense de la démocratie (KOD)

Un mois à peine après la formation du gouvernement de B. Szydlo, une nouvelle force d’opposition est apparue. Mateusz Kijowski, un quadragénaire informaticien au chômage, a raconté comment il a lancé le KOD avec un groupe d’amis sur Facebook(9). Le 18 novembre 2015, un journaliste indépendant, Krzysztof Lozinski, publie un appel. Avec son amie, M. Kijowski le partage sur Facebook. Danuta Kuron, la veuve d’un des fondateurs de l’opposition démocratique sous le communisme, signe. Deux cents autres suivent. Il contacte K. Lozinski, fonde un comité avec une vingtaine de personnes, tous hors partis, organise une réunion où il y a foule. Le nom et le logo sont choisis en référence au KOR de 1976(10). Le 23 novembre, Gazeta Wyborcza, le quotidien polonais issu de Solidarność, accepte de publier l’appel en première page, avec 500 signatures de citoyens ordinaires scandalisés par l’arrogance des ministres et les attaques contre la Cour constitutionnelle. Le 3 décembre, ils se rassemblent devant les locaux de cette institution, 50 000 personnes manifestent à Varsovie à l’appel du KOD, suivi les samedis suivants par des dizaines d’autres milliers dans les grandes villes de Pologne et devant les ambassades à l’étranger.

Ce mouvement ne conteste pas le résultat des élections d’octobre 2015. Il critique les nouvelles lois que le PiS n’avait d’ailleurs pas annoncées dans sa campagne électorale. Il rassemble une large audience, et c’est sa force face à un gouvernement qui se présente en défenseur de tous les Polonais. Il espère un soutien de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe qui, pour sa part, a été saisi par le gouvernement polonais via la commission de Venise(11). La Cour constitutionnelle elle-même entend se prononcer sur la légalité des mesures le concernant. Mais c’est aussi sa faiblesse. Pour le moment, le KOD qui reprend dans ses slogans, ses modes d’organisation, l’esprit du KOR et de la « première Solidarité » (1980-1981), ne se présente pas comme une alternative politique. Il s’organise, multiplie les forums, donne la parole, sans autre programme que la protestation et la défense des libertés.

Plusieurs partis d’opposition tentent d’en tirer avantage. Le nouveau leader de la PO, Grzegorz Schetyna, ancien ministre des Affaires étrangères, ne cache pas son intention de s’appuyer sur ces manifestations pour revenir au pouvoir. Mais outre sa politique économique et sociale ultra libérale, il devra faire oublier la déconsidération de son personnel politique. Les sondages sont implacables, l’audience de sa formation continue à s’effondrer, créditée d’à peine 12 ou 13 % dans les sondages, tandis que le PiS se maintient entre 36 et 39 % ! Un nouveau parti, Nowoczesna, semble au contraire gagner en popularité, conduit par Ryszard Petru, un jeune économiste libéral pétillant, élu député sur la base d’un programme en dix points, qui ressemble étrangement à celui de la PO des années 2000. À gauche, l’Alliance de la gauche démocratique (SLD, anciens communistes) a également changé de dirigeant pour se relever de son échec historique. Mais celle-ci ne convainc guère, d’autant qu’elle est fortement concurrencée dans les sondages sur sa gauche, par un nouveau mouvement, Razem (Ensemble) qui s’affirme en porte-parole des exclus. Il se développe au plan local et se voit en Podemos polonais, bien qu’il n’ait pas franchi le seuil nécessaire pour entrer au Parlement.

Ces recompositions au sein de l’opposition politique polonaise suffiront-elles à fournir une perspective aux mouvements de protestation organisés par le KOD ? L’équipe au pouvoir bénéficie d’une assise solide malgré l’apparition de premiers désaccords, et, face à la réprobation nationale et internationale, la nouvelle majorité serre les rangs autour d’une vision clivante du monde, divisant la société en deux, entre « vous et nous » au risque d’aggraver les tensions. La « guerre polono-polonaise », dont parle J. Kaczynski, aura-t-elle lieu ?

Notes
(1) 1,6 % pour le parti agrarien (PSL) et 1,4 % pour mouvement protestataire social libéral et anticlérical.
(2) Entretien publié dans Gazeta Wyborcza, 20-21 juin 2015.
(3) En octobre 2015, 69 % des 18-24 ans ont une image négative des réfugiés contrairement à la majorité des Polonais. CBOS, cf.
(4) Au premier tour des présidentielles P. Kukiz a obtenu 20,8 % et J. Korvin-Mikke 3,28 %. Voir les sondages au sortir des urnes.
(5) Selon un terme employé par Jaroslaw Kaczynski pendant la campagne électorale.
(6) Supplément Plus Minus, du quotidien libéral de droite Rzeczpospolita (23-24 janvier 2016).
(7) Selon Rzeczpospolita, le PiS a pris l’habitude, depuis qu’il est au pouvoir, de leur interdire les couloirs du Parlement, 25 janvier 2016.
(8) Sondage CBOS de novembre 2015. (PDF 66,6 Ko)
(9) Entretien in Gazeta Wyborcza, 21 décembre 2015.
(10) Comité de défense des ouvriers (KOR), fondé notamment par Jacek Kuron, et qui fut à l’origine de l’opposition démocratique polonaise et de Solidarność.
(11) créée en 1990 aux lendemains de la chute du mur de Berlin. Il s’agit d’un organe consultatif du Conseil de l’Europe composé d’experts indépendants en droit constitutionnel.

* Chargé d’enseignement à l’IEE de Paris 8, Ancien conseiller culturel à l’ambassade de France de Varsovie, auteur notamment sur la Pologne, de : Scènes de grèves en Pologne (1981, nouvelle édition augmentée Noir sur Blanc, 2006) ; La fin de l’innocence : la Pologne face à son passé juif (Autrement, 2009).

Pour citer cet article, Jean-Yves Potel, « La Pologne change-t-elle de voie ? », P@ges Europe, 10 février 2016 – La Documentation française © DILA.

 

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