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Chypre du Nord : un État de facto face à l’impasse des pourparlers de paix, par Mathieu Petithomme

[Chypre du Nord : un État de facto face à l’impasse des pourparlers de paix, par Mathieu Petithomme], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Varosha, « ville-fantôme » occupée par l’armée turque depuis 1974 aux abords de Famagouste (Chypre de Nord).
© Wikimedia Commons

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Mis à jour le 11/10/2017

Introduction

Depuis 1974, l’île de Chypre est divisée entre la République de Chypre, au sud, et la « République turque de Chypre du Nord » autoproclamée indépendante. Cette entité sous embargo économique est uniquement reconnue par la Turquie. Trente mille militaires turcs stationnent toujours au sein de ce territoire qui bénéficie du soutien financier d’Ankara. La République de Chypre est quant à elle membre de l’Union européenne depuis 2004, date à laquelle le plan Annan de réunification fut rejeté par les Chypriotes grecs. Alors que les pourparlers de paix entrepris depuis ont jusqu’à présent toujours échoué, les négociations qui ont repris à Genève le 28 juin 2017, sous les auspices des Nations Unies, apparaissent plus que jamais comme celles de la dernière chance.


Chypre du Nord : un État de facto face à l’impasse des pourparlers de paix

Mathieu Petithomme*

Le 16 août 1960, l’indépendance de la République de Chypre fut proclamée sous l’œil intrusif des trois « puissances garantes » de sa souveraineté depuis les accords de Londres et de Zurich de 1959-1960, le Royaume-Uni, la Turquie et la Grèce.

Un système politique prévoyant des mécanismes de répartition des pouvoirs fut mis en place. Un président chypriote grec, Mgr Makarios III – par ailleurs ethnarque orthodoxe – et un vice-président chypriote turc, Fazil Küçük, doté de pouvoirs de veto sur les décisions du cabinet et de la Chambre des représentants, furent élus par leur communauté respective. La répartition des postes de l’administration devait respecter un quota de 70 % -30 % malgré un rapport démographique de 77,4 % -22,6 % en faveur des Chypriotes grecs(1).

Mais la jeune République ne fonctionna que durant trois ans. La révision constitutionnelle – « les 13 amendements de Makarios » – visant à unifier les institutions et à instaurer le fait majoritaire fut perçue par les Chypriotes turcs comme une remise en cause unilatérale de leurs droits. Suite aux affrontements inter-communautaires du « Noël sanglant » de décembre 1963, les ministres et les parlementaires chypriotes turcs se retirèrent ou furent expulsés des institutions, engendrant la radicalisation des mouvements paramilitaires EOKA (Ethniki Organosis Kyprion Agoniston – Organisation nationale des combattants chypriotes) et TMT (Türk Mukavemet Teşkilatı – Organisation turque de résistance), fondés respectivement en 1955 et en 1958.

En 1967, le régime militaire des colonels arriva au pouvoir à Athènes. Hostile à Makarios III, il soutint les activités de l'EOKA afin de déstabiliser le président chypriote grec, lequel fut toutefois réélu en 1968 et en 1973.

Le 15 juillet 1974, des ultranationalistes chypriotes-grecs souhaitant le rattachement (énosis) de Chypre à la Grèce fomentèrent un coup d’État contre Mgr Makarios. Ces événements entraînèrent une intervention militaire de la Turquie et la partition de l’île. Depuis, Chypre est divisée par la « Ligne verte », dite aussi « ligne Attila »(2), une zone-tampon où se maintiennent 950 casques bleus de la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (United Nations Peacekeeping Force in Cyprus, UNFICYP).

Deux mémoires collectives opposées

Carte de Chypre en 2017

De fait, la partition, entérinée physiquement en 1974 par le double exode de populations existait dans les institutions depuis 1963. Dans la mémoire collective des Chypriotes turcs, l’année 1963 symbolise le tournant politique qui a entraîné leur marginalisation institutionnelle et leur expulsion des quartiers turcs de Limassol, de Paphos et de Larnaca, les obligeant à se réfugier dans des enclaves administrées par la TMT, dont seules les plus grandes furent protégées par l’UNFICYP.

De nouvelles élections eurent lieu au sein de chaque communauté en 1970, même si aucun député chypriote turc ne siégea à la Chambre des représentants, les élites se réorganisant autour de leurs assemblées communautaires respectives. L’élection présidentielle de 1973 avait pris la forme de deux plébiscites séparés en faveur du président Makarios et du vice-président Rauf Denktaş, sans aucun candidat concurrent.

Inversement, dans la mémoire collective des Chypriotes grecs, c’est l’« invasion de l’armée turque » du 20 juillet 1974 qui symbolise le tournant(3), alors qu’elle fut perçue comme une « opération de maintien de la paix à Chypre » (Kibris Bari Harekâti) par les Chypriotes turcs, pour les protéger des attaques de l’EOKA.

Ces représentations distinctes de l’histoire et de la mémoire expliquent que les Chypriotes turcs n’acceptent comme compromis qu’un retour au système bicommunautaire et à l’égalité politique de 1960. Les Chypriotes grecs, qui administrent la « République de Chypre » depuis 1963 avec l’assentiment de la communauté internationale, et qui représentent l’ensemble de l’île à l’ONU et dans l’Union européenne depuis 2004 même s’ils ne contrôlent que 66 % du territoire, s’estiment pour leur part les réels détenteurs de la souveraineté depuis un demi-siècle.

Malgré l’absence des représentants chypriotes turcs, les Chypriotes grecs ont modifié plusieurs fois la Constitution de 1960, par exemple en augmentant le nombre de députés à la Chambre des représentants – sans toutefois modifier le ratio 70 %-30 % pour chaque communauté.

Le tournant du référendum sur le « plan Annan » en 2004

Le cynisme des élites nationalistes, tournées vers leurs électorats respectifs et leurs stratégies politiques au détriment de l’intérêt général, explique l’échec de négociations en trompe-l’œil depuis 1968. Le nord de l’île est administré depuis 1967 par l’« Administration chypriote turque provisoire », qui devint l’« État turc fédéré de Chypre » en 1975. La « République turque de Chypre du Nord » (RTCN) fut ensuite autoproclamée en 1983 par Rauf Denktaş, son président élu en 1975 qui la dirigea jusqu’en 2005. Trente mille militaires turcs stationnent toujours au sein de ce territoire qui bénéficie du soutien financier d’Ankara.

De 1974 jusqu’au 23 avril 2003, jour de l’ouverture de trois points de passage sur la Ligne verte, les Chypriotes turcs ont vécu confinés au nord de l’île et ont été exclus de la citoyenneté européenne, en ayant la Turquie comme seule porte de sortie. Cette sensation physique d’enfermement a durablement structuré leurs représentations sociales et leur système politique.

Les débats concernant la nature du lien à entretenir avec la « mère-patrie » ont été très animés dans les années 2000. Ils ont mis à jour un nouveau clivage sociopolitique entre les Chypriotes turcs « de souche », globalement plus fédéralistes, et les Chypriotes turcs « issus de l’immigration turque », plus nationalistes. Selon le recensement de 2006 de la RTCN, parmi ses 265 100 habitants, 51 % étaient des Chypriotes turcs, 16 % des binationaux RTCN-Turquie, 29 % des Turcs et 4 % des nationaux d’autres pays. Par assimilation progressive, la proportion des Chypriotes turcs « issus de l’immigration turque » se renforce dans une population du Nord désormais estimée à 313 000 habitants en 2014.

Le « plan Annan » proposé en 2004 avait pour but de permettre la réunification de l’île au sein d’une république chypriote unie dotée d’un système fédéral. Sa ratification par référendum fut initialement présentée par les institutions européennes comme une condition sine qua non à l’entrée de Chypre dans l’Union européenne.

Ce plan prévoyait d’instaurer au niveau fédéral un Conseil présidentiel composé de six Chypriotes grecs et de trois Chypriotes turcs, et de nommer un président et un vice-président de chaque communauté alternant leurs fonctions tous les vingt mois pendant un mandat de cinq ans. Un Parlement bicaméral devait être créé autour d’un Sénat composé de 48 sièges, répartis de façon égalitaire entre les deux communautés, et d’une Chambre des députés comptant 48 sièges, répartis au prorata du poids démographique de chaque communauté. Une Cour suprême devait être composée d’un nombre égal de juges chypriotes grecs et turcs ainsi que de trois juges étrangers indépendants.

Le plan comprenait également l’adoption d’une Constitution fédérale, la conservation des Constitutions de chaque État fédéré, une proposition de drapeau, un hymne national ainsi qu’une commission de réconciliation pour résoudre les différends autour des droits de propriété et du retour des personnes déplacées. D’une certaine manière, ce plan constituait le meilleur compromis politique possible, en reprenant les principaux points négociés durant les années 1990 et 2000. Aujourd’hui encore, il reste un document de référence pour trouver une solution de paix négociée.

Mais son rejet lors du référendum du 24 avril 2004 par 75,8 % des Chypriotes grecs, malgré l’approbation de 64,9 % des Chypriotes turcs, a favorisé depuis lors un sentiment de désillusion à l’égard de l’Union européenne au nord de l’île. Les Chypriotes grecs y sont davantage perçus comme voulant imposer leur vision de la réunification que parvenir à un compromis, et les partisans du statu quo et d’une solution à deux États en sont sortis renforcés. L’acceptation par l’Union européenne de la demande d’adhésion de la République de Chypre malgré le rejet des Chypriotes grecs a été vécue comme une profonde injustice, entraînant le retour des nationalistes au pouvoir en 2009.

À l’inverse, au sud de l’île, plus de cinquante ans après l’indépendance, la majeure partie de l’opinion publique est désormais très attachée à l’affirmation de l’indépendance de la République de Chypre par rapport à la Grèce. Controversée au nord de l’île, la réunification s’impose comme une évidence dans sa partie sud.

Majoritaires et contrôlant les institutions d’État reconnues internationalement, les Chypriotes grecs considèrent les Chypriotes turcs comme une minorité qui doit être consultée mais pas comme des partenaires à part entière. Un « consensus formel » règne sur le soutien à la réunification. Il masque le fait que les concessions nécessaires sont sans cesse minimisées et que la réunification est perçue pour la communauté grecque comme le recouvrement « naturel » de l’exercice de la souveraineté de la République de Chypre sur l’ensemble du territoire insulaire.

L’espoir renouvelé en 2015 d’une solution de paix

  • Victoire d’un fédéraliste lors de l’élection présidentielle en RTCN

L’élection présidentielle nord-chypriote d’avril 2015 a semblé favoriser un contexte plus favorable au renouveau des négociations sur la réunification. Avec 60,5 % des suffrages au second tour, Mustafa Akıncı, soutenu par le BKP (Parti de Chypre unifié – communiste), le TDP (Parti de la démocratie commune – centre-gauche) et le CTP (Parti républicain turc – centre-gauche), s’imposa largement contre le candidat nationaliste et président sortant, Derviş Eroğlu, soutenu par le DP (Parti démocrate – centre-droit) et l’UBP (Parti de l’unité nationale – droite).

Derviş Eroğlu avait été discrédité par le sentiment de paralysie lié à son leadership. Comme la plupart des anciens dirigeants de l’Organisation turque de résistance TMT, le président sortant joue en effet un rôle important dans la vie politique chypriote turque depuis 1976. Il fut aussi jugé responsable des politiques d’austérité et des coupes budgétaires opérées en 2012 sous l’influence de la Turquie.

L’année 2015 sembla d’autant plus marquer une fenêtre d’opportunité favorable que Mustafa Akıncı avait promis durant la campagne de « négocier une solution définitive avant 2017 » et les élections législatives en République de Chypre. Il plaida pour faire de Varosha, la « ville-fantôme » occupée par l’armée turque depuis 1974 aux abords de Famagouste, « une ville bicommunautaire gouvernée ensemble par les deux communautés »(4). De même, il promit de mettre fin à la « soumission » de la RTCN à l’égard de la Turquie, au profit d’une relation « fraternelle » et « d’égal à égal ».

Il se déclara favorable à la mise en place d’un réseau téléphonique commun des deux côtés de l’île, à l’ouverture de nouveaux points de passage à Lefka (Aplıç) et Famagouste (Derinya), à la poursuite des projets bicommunautaires de rénovation des sites historiques et à la plus grande représentativité des femmes à la table des négociations, répondant à une critique des féministes qui y voient l’une des raisons des blocages persistants.

Le président de la République de Chypre, le conservateur Nicos Anastasiades, félicita Akıncı en déclarant que son élection était « bienvenue pour l’avenir de notre terre commune »(5).

  • Nationalistes et conservateurs au pouvoir en République de Chypre

Au sud de l’île, même si les deux partis dominants, l’AKEL (Parti progressiste des travailleurs) à gauche et le DISY (Rassemblement démocrate) à droite, se disent favorables à une solution, non seulement le DISY est divisé en plusieurs courants, mais tous deux doivent aussi faire face à la concurrence grandissante de petits partis, le DIKO (Parti démocratique) au centre et l’ELAM (Front populaire national) à l’extrême droite, qui s’opposent à un accord de paix. Après la victoire de Mustafa Akıncı, le dirigeant du DIKO, Nikolas Papadopoulos, refusa d’ailleurs de la saluer en déclarant : « Pourquoi donc devrais-je féliciter le leader de l’occupation ?(6)»

Après les législatives de mai 2016 en République de Chypre, la coalition de centre-droit DISY-DIKO contrôla le Parlement, permettant aux conservateurs de dominer les pouvoirs exécutif et législatif. Cette répétition d’une situation quasiment continue depuis 1974 rend très difficile la signature d’un quelconque accord. Les fédéralistes contrôlent rarement conjointement les deux pouvoirs exécutif et législatif au nord comme au sud de l’île. Et même lorsque c’est le cas, comme depuis 2015 au nord de l’île, les conservateurs et les nationalistes gouvernent le plus souvent au même moment de l’autre côté de la Ligne verte, de telle sorte qu’il n’y a quasiment jamais une simultanéité des gouvernements et des présidents fédéralistes.

  • La tentative de coup d’État de 2016 en Turquie

Le coup d'État manqué de juillet 2016 en Turquie et la répression qui s’ensuivit ont eu un impact économique majeur dans la République turque de Chypre du Nord, entraînant l’une des pires saisons touristiques depuis des années, suite aux interdictions de sortie de territoire qui furent prononcées contre près de 20 000 fonctionnaires turcs. Une « chasse aux sorcières » a aussi été mise en œuvre et a débouché sur le licenciement de nombreux militaires et de certains haut gradés.

Mais hormis dans les rangs de l’armée turque, la RTCN a été épargnée par la purge et la dérive autoritaire qui a frappé la Turquie de Recep Tayyip Erdogan. Elle bénéficie en effet de l’autonomie politique relative acquise par les dirigeants de la RTCN au fil des années. Le président Erdogan n’a pas hésité à critiquer le président Akıncı lorsque ce dernier a estimé que la relation de la RTCN avec sa « mère patrie » devait être remplacée par une relation « fraternelle ». Il lui a suggéré de « faire attention à ce qu’il dit », et de « se rappeler de l’aide militaire et financière de la Turquie et des soldats turcs morts lors du conflit ».

Vers une impasse définitive ?

Le plan Annan proposait de réunifier les deux entités chypriotes au sein d’une République chypriote unie fonctionnant sur la base d’un système fédéral où les deux communautés seraient représentées et où chacune des deux entités au nord et au sud de l’île demeureraient autonomes dans l’éducation et les affaires religieuses notamment.

Il s’inspirait de mécanismes prévus par la Constitution bicommunautaire de 1960 qui ne fut en vigueur que trois ans jusqu’au déclenchement du « plan Akritas » et l’adoption des treize amendements du président Makarios qui engendra l’expulsion et le retrait des Chypriotes turcs des institutions, la formation de leurs enclaves autogérées et la montée des violences soutenues de part et d’autre par les milices de la TMT et de l’EOKA. Le plan Annan prévoyait notamment le droit au retour de 33 % au plus de résidents de l’autre communauté au Nord comme au Sud, une possibilité qui concernerait toutefois surtout les 200 000 réfugiés chypriotes grecs.

Mais le rejet du plan par les Chypriotes grecs entraîna une impasse politique. En 2008, les deux dirigeants de gauche Dimitris Christofias et Mehmet Ali Talat renouèrent avec les négociations autour de six groupes de travail sur les questions de la gouvernance, du partage du pouvoir, de la propriété, de l’économie, des affaires liées à l’Union européenne et à la sécurité de l’île(7). Mais une fois encore, les questions des droits de propriété et celui du libre retour des Chypriotes déplacés en 1974 rendirent tout accord impossible, d’autant que l’armée turque refuse d’entendre parler d’un quelconque retrait de ses militaires présents au nord de l’île.

Des pourparlers avaient eu lieu dans la station suisse de Mont-Pèlerin en novembre 2016, sans succès. Ceux qui se sont ouverts le 28 juin 2017 à Genève ont été présentés comme une nouvelle chance, mais se sont de nouveau soldés par un échec, puisque les Chypriotes grecs et turcs maintiennent des positions opposées sur la démilitarisation du Nord, les droits de propriété et la question du retour des réfugiés. Depuis 1974, la Grèce, la Turquie et le Royaume-Uni continuent de se porter « garants » du processus, même si le rôle des deux premiers États est plus perturbateur que constructif. La Grèce refuse de lever l’embargo commercial qui pèse sur l’économie de la RTCN. Conjointement avec la République de Chypre, qui utilise son statut diplomatique et de membre de l’Union européenne, elle bloque tout assouplissement des relations avec le Nord. Enfin, alors qu’en Turquie les relations entre l’armée et Recep Tayyip Erdogan demeurent tendues depuis la dérive autoritaire du régime, le maintien des contingents turcs en RTCN pourrait s’avérer un gage de pacification des relations entre l’exécutif et l’armée, même s’il demeure un obstacle majeur et durable à la réunification de Chypre.

* Maître de conférences en science politique, chercheur au Centre de recherches juridiques de l’université de Franche-Comté (CRJFC) associé au Centre Émile-Durkheim (Sciences Po Bordeaux), Faculté de droit et de science politique (sciences juridiques, économiques, politiques et de gestion – SJEPG), université de Bourgogne Franche-Comté.

Notes :

(1) M. Petithomme, Un mur et des hommes. Nationalisme et politique à Chypre du Nord, L’Harmattan, Paris, 2016, p. 199.
(2) Le nom de « Ligne verte » vient du tracé au crayon vert qu’un général anglais, responsable de la mission d’interposition en 1964, avait dessiné sur une carte de l’île. Les Turcs l’ont également baptisée « ligne Attila », en référence au nom du commandant des forces d’Ankara, le général turc Attila Sav, et au nom de code de l’intervention turque à Chypre de l’été 1974.
(3) Même si ces chiffres font l’objet de controverses politiques, on estime que 140 000 à 200 000 Chypriotes grecs sont alors contraints à l’exode vers le sud de l’île, et 42 000 à 65 000 Chypriotes turcs vers le nord de l’île. Un à deux ans après l’intervention turque, moins de 2 000 Chypriotes turcs sont restés au Sud et 400 Chypriotes grecs en zone Nord, notamment dans la péninsule du Karpas.
(4) « Akıncı: “Let Varosha become a lively town”», Cyprus Mail, 4 avril 2015.
(5) « Greek Cypriot media hails “time for change” », Cyprus Mail 28 avril 2015.
(6) « Akıncı’s victory sparks war of words on Twitter », Cyprus Mail, 27 avril 2015.
(7) Sept « comités techniques » furent aussi mis en place sur l’environnement, la santé, les questions humanitaires, la gestion de la crise, l’héritage culturel, les questions économiques et commerciales et celles relatives à la criminalité.

Cet article a été publié dans la revue Questions internationales.

Pour citer cet article : Mathieu Petithomme, « Chypre : l’impasse des pourparlers de réunification », Questions internationales, n°87, septembre – octobre 2017, p.105-211, DILA © La Documentation française

 

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