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Plan d'action pour les enfants atteints d'un trouble spécifique du langage

Auteur(s) :

Editeur :

  • Ministère de l'éducation nationale

Date de remise : Mars 2001
51 pages

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Elaborer un plan d'action pour une meilleure prise en charge des enfants atteints de dysphasie et de dyslexie, dans la logique du rapport, présenté le 5 juillet 2000, telle était la mission confiée à la cellule interministérielle. Ce plan d'action engage le ministère de l'éducation nationale et le secrétariat d'Etat à la santé et s'articule autour de 5 axes prioritaires : mieux prévenir les troubles du langage, mieux identifier les enfants porteurs d'un trouble du langage oral et écrit, mieux prendre en charge, mieux former, informer et rechercher, assurer le suivi du plan d'actions. Le calendrier de mise en oeuvre s'étalerait de fin juin 2001 à la fin de l'année civile 2003.


CADRE DE TRAVAIL          


AXES PRIORITAIRES PROPOSES ET ACTIONS PRECONISEES        


DESCRIPTION DES ACTIONS PRECONISEES  


CALENDRIER DE MISE EN OEUVRE      


ANNEXES    










v\:* {behavior:url(#default#VML);}o\:* {behavior:url(#default#VML);}w\:* {behavior:url(#default#VML);}.shape {behavior:url(#default#VML);}AXES PRIORITAIRES PROPOSES ET ACTIONS PRECONISEES21


Pland'action pour les enfants atteints d'un trouble spécifique du langage




PROPOSITIONSD'ACTION REMISES
AU MINISTRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
AU MINISTRE DÉLÉGUÉ À LA SANTÉ ET
À LA SECRÉTAIRE D'ÉTAT AUX PERSONNES ÂGÉES ET AUX PERSONNES HANDICAPÉES




Rédacteurs : Florence VEBER et Jean-CharlesRINGARD




Mars 2001










Extraits








AXES PRIORITAIRES PROPOSES ET ACTIONS PRECONISEES


Le plan d'action est construit autour de 5axes prioritaires et 28 actions.


Chaque axe prioritaire exprime l'objectifprincipal à atteindre, chaque action identifie la nature des mesures à mettreen ouvre.


Aucun axe prioritaire à lui seul et aucuneaction à elle seule ne peuvent prétendre améliorer la situation des enfantsporteurs d'un trouble spécifique du langage oral ou écrit.


Cette amélioration souhaitée, possible etnécessaire, requiert la mise en cohérence et la coordination de toutes lesactions. C'est ainsi que l'on peut parler de plan.




1.LESAXES PRIORITAIRES PROPOSES


Les 5 axes prioritaires proposés constituentle socle du plan et le sens de l'engagement des ministères concernés.


1.Mieux prévenir dès la maternelle :


Considérant, d'une part, le trouble commel'expression de la désorganisation d'une fonction, se distinguant de ladifficulté par la nature des signes, leur fréquence, leur persistance, leurpermanence et leur résistance aux "remédiations",


Constatant, d'autre part, l'effet positif decertaines prises en charge médicales et paramédicales et de certaines mesurespédagogiques précocement décidées,


Il apparaît nécessaire de développer dèsl'école maternelle des actions de prévention et de repérage des enfantsprésentant des signes d'alerte.


Ces actions se fondent sur une pratiquepédagogique diversifiée et structurée, centrée sur l'acquisition de la langueorale qui revêt une dimension préventive pour tous les enfants, a fortiori pourceux qui présentent des risques de difficulté ou des symptômes de trouble dulangage. Elles prennent aussi appui sur la connaissance fine des élèves par lemaître et la bonne valeur prédictive de ses appréciations. Le regard duprofessionnel de l'enseignement, qu'est le maître de la classe, conjugué selonles besoins à celui des membres du réseau d'aides spécialisées aux élèves endifficulté composé du psychologue scolaire, d'un maître chargé de rééducationet d'un maître chargé d'adaptation, permet de repérer les élèves présentant dessignes d'alerte pour lesquels il peut être collectivement décidé avec lafamille selon le cas la mise en place d'un programme personnalisé d'aide et deprogrès, complété le cas échéant par un dépistage effectué par un médecin pouvantconduire à une prise en charge spécifique. Par ailleurs, en amont de l'actionpédagogique du maître, il est important de rappeler l'utilité des interventionspréventives des médecins consultés par les familles.


2.Mieux identifier les enfants porteurs d'untrouble spécifique du langage oral et écrit :


Pour prendre des mesures contribuant àatteindre cet objectif, il est utile de rappeler que :


Vers 3 ans et demi/4 ans, toute perturbationsévère dans l'acquisition du langage oral est à considérer comme préoccupanteet appelle un repérage et un dépistage. Une démarche identique est à concevoirseulement vers 7 ans, (au niveau du cours préparatoire) pour une perturbationsévère dans l'acquisition du langage écrit.


Une distinction est à faire au-delà de lasémantique entre repérage, dépistage et diagnostic. Le repérage d'enfantsprésentant des signes d'alerte ou d'enfants en difficulté doit êtrenaturellement effectué par le maître de la classe, aidé par un membre de RASED(notamment le psychologue scolaire). A partir de ce repérage, et en rassemblanttoutes les informations utiles fournies par la famille, l'enseignant, le membredu RASED, un médecin de P.M.I. (pour les enfants de 2 à 4 ans) et un médecin del'Education Nationale (pour les autres) effectuent un dépistage des enfantssuspects d'un trouble du langage. Ces enfants sont ensuite adressés à desprofessionnels de santé spécialisés dans ce domaine qui s'attacheront, autantque faire se peut, à constituer des réseaux de professionnels de santé multidisciplinaireset/ou en fonction de la gravité du cas, à des centres référents .


Le diagnostic différentiel ainsi établipermet de préciser la nature du trouble ainsi que le degré de la déficience etd'indiquer des modalités de prise en charge.


Tout en veillant à ne pas prononcerprécocement un diagnostic, qui peut induire des décisions par tropdéterminantes pour l'enfant, l'atteinte de cet objectif pose au moins troisséries de problèmes qu'il convient de résoudre :


la nature des outils utilisés ;


la compétence des personnes et le nombre deprofessionnels de l'enseignement et de la santé qualifiés, pour effectuer unrepérage, un dépistage ou un diagnostic de qualité dans des délais raisonnablespour les familles ;


la coopération entre les professionnels àdes fins d'échanges, d'informations et d'élaboration de projets (notammentcoordination des différentes étapes de repérage, de dépistage et de diagnosticet mise en ouvre des mesures de prise en charge).


En d'autres termes, la qualité du repérage,du dépistage et du diagnostic d'enfants porteurs d'un trouble spécifique dulangage, constitue une étape essentielle et déterminante pour définir lesmeilleures conditions d'une prise en charge individualisée.


L'effort à accomplir permettant d'atteindrel'objectif fixé est du domaine de "l'exigence de qualité".


1.Mieux prendre en charge :


Améliorer la prise en charge des enfants etdes adolescents constitue sans doute l'axe prioritaire majeur de ce plan comptetenu de l'évolution nationale qu'il est nécessaire de faire. Cette évolutiondoit impérativement porter à la fois sur les modalités et sur les contenus desprises en charge et sur l'adaptation des moyens.


- Sur les modalités de prise en charge :


Dans le domaine scolaire, il est préconisé qu'elles'effectue :


Pour la majorité des enfants et desadolescents concernés :


dans une classe ordinaire avec desstratégies pédagogiques diversifiées ;


dans une classe ordinaire avec uneadaptation de l'enseignement et des interventions spécialisées des membres duréseau d'aides spécialisées et un suivi par les médecins de l'EducationNationale ou des services de soins (SESSAD. ) ou des professionnels libéraux enrelation avec des réseaux de soins (orthophonistes, psychomotriciens,médecins.). Il peut être nécessaire d'aménager, selon les besoins, des horairesscolaires pour les prises en charges conciliant, dans l'intérêt de l'enfant,scolarisation et interventions spécialisées.


Pour les cas sévères (moins de 1 % desélèves) :


dans une classe spécialisée en établissementordinaire avec l'aide des services de soins ;


dans une classe spécialisée en établissementspécialisé avec des rééducations et des interventions thérapeutiques intensiveset pluridisciplinaires, dans le respect des exigences de la scolarisation et dela "vie personnelle" de l'enfant ou de l'adolescent.


Dans le domaine santé, il est souhaitéqu'elle s'effectue :


par une mise en cohérence, avec bilanpériodique, des différentes interventions des professionnels, par uneadaptation, voire une extension de places d'accueil en établissements et desservices spécialisés agréés.


- Sur les contenus des prises en charge :


Qu'elles soient pédagogiques, rééducativesou thérapeutiques, les prises en charge restent, pour partie, empiriques. Ellesnécessitent une évaluation de l'efficacité des méthodes de rééducation, de"remédiations" ou de compensations pédagogiques utilisées.


Elles requièrent aussi un développement dela recherche appliquée susceptible d'aider à déterminer des contenus de prise encharge.


- Sur l'adaptation des moyens, qui serontconsentis par l'Education Nationale et la Santé, pour répondre aux besoins.


1.Mieux informer, former, rechercher,évaluer :


Un véritable plan de communication estnécessaire pour informer les familles et sensibiliser les professionnels sur cesujet.


Il existe, par ailleurs, tant en formationinitiale que continue, un déficit. Certes la formation ne peut résoudre à elleseule tous les problèmes inhérents à ce type de difficulté, mais soninsignifiance est patente, particulièrement chez les enseignants et lesmédecins.


Par ailleurs, il faut constater l'importancede la recherche fondamentale sur ce sujet, elle mériterait toutefois, sansdoute, des approches pluridisciplinaires plus nombreuses et une meilleurearticulation avec la recherche clinique et appliquée.


En l'état actuel, cette situation est àaméliorer rapidement, sous peine de réduire l'efficience des mesures de priseen charge et la qualité des diagnostics.








2.Assurer le suivi du plan d'action :


Compte tenu des attentes, largementexprimées par le milieu associatif et les parents d'élèves, et de l'intérêtsuscité par l'élaboration du plan d'action, il est souhaitable d'assurer lesuivi institutionnel des mesures arrêtées. C'est aussi un moyen de consoliderle partenariat entre les ministères.