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Le « low cost » : un levier pour le pouvoir d'achat

Auteur(s) :

Editeur :

  • Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi

Date de remise : Décembre 2007
189 pages

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Le présent rapport préconise le développement du modèle économique du «low cost» (le bas coût) dont l'objectif est de faire baisser durablement les prix, grâce à la compression des coûts de production, sans pour autant remettre en cause la qualité intrinsèque du produit ou la sécurité. Il s'appuie pour cela sur l'exemple du transport aérien, considéré comme un « pionnier » du « low cost », puis sur les postes de consommation des ménages où ce modèle économique tend à se développer (alimentation, habillement, produits « bruns » tels que les ordinateurs, services à la personne...). Ce développement s'explique, selon le rapport, par l'essor d'internet, l'importation de produits « low cost » en provenance de pays à bas coûts salariaux ainsi que par l'apparition de nouveaux comportements de consommation. Le rapport s'interroge sur la manière de mieux appréhender les attentes des Français en matière de «low cost» et de répondre aux craintes liées à la sécurité (par exemple dans le transport aérien) et à la diminution potentielle de la qualité et de la variété des produits. Il émet des recommandations de manière à développer ce modèle, notamment en levant certains obstacles réglementaires ou encore en prenant des mesures incitatives pour stimuler la concurrence.

 
 
 

 Partie 1 : A la recherche du modèle «low cost»

Chapitre 1 Les pionniers du «low cost» : le transport aérien
 1.1. Le portrait robot d’un «low cost»
 1.1.A. Des aéroports ciblés
 1.1.B. Une offre standardisée
 1.1.C. Un service simplifié
 1.1.D. Le « tout Internet »
 1.1.E. Un processus de production optimisé
 1.2. Un modèle économique à part entière
 1.2.A. Une équation de base : coûts faibles et recettes variables
 1.2.B. Un modèle rentable … pour les leaders
 1.3. Un modèle à géométrie variable
 1.3.A. La diversité des «low cost»
 1.3.B. La riposte des compagnies historiques
 
 Chapitre 2 Les nouvelles frontières du «low cost»
 2.1. Le «low cost» dans la distribution
 2.1.A. Le cas du «hard discount» alimentaire
 2.1.B. Le cas du commerce en ligne
 2.2. Le «low cost» dans les services
 2.2.A. La prolifération du «low cost» dans les services
 2.2.B. Le «low cost» dans la téléphonie mobile
 2.3. Le «low cost» dans l’industrie
 2.3.A. La voiture à bas coût
 2.3.B. La maison à bas coût
 
 
 

Partie 2 : Le «low cost», une opportunité pour le pouvoir d'achat

Chapitre 3 Des billets d’avion pour tous !
 3.1. Une opportunité pour les consommateurs
 3.1.A. Quand le «low cost» créé la demande
 3.1.B. «low cost» = prix bas ?
 3.1.C. Une fausse peur : la sécurité en vol
 3.1.D. Un vrai problème : le service après-vente
 3.2. Une opportunité pour le développement local
 3.2.A. Typologie des aéroports «low cost»
 3.2.B. Un impact local différencié
 
 Chapitre 4 Liberté, égalité, porte-monnaie
 4.1 Une opportunité pour le pouvoir d’achat
 4.1.A. Le «low cost», source de baisse de prix
 4.1. B. Les trois demandes de «low cost»
 4.2 Quelques idées reçues sur le «low cost»
 4.2.A. Le «low cost» n’est pas l’ennemi de la variété
 4.2.B. Le «low cost» n’est pas l’ennemi de la qualité et de la sécurité
 
 
 

Partie 3 : Lever les freins au «low cost»

Chapitre 5 Faire décoller le «low cost» aérien
 5.1. Le retard français
 5.1.A. Des freins structurels ?
 5.1.B. Des marchés à valoriser
 5.2. Les slots : une ressource rare…dans les aéroports congestionnés
 5.2.A. «Low cost» cherchent … créneaux
 5.2.B. Améliorer la gestion de la pénurie
 
 Chapitre 6 Lever les freins sur l’offre et la demande
 6.1. Libérer l’offre
 6.1.A. Les obstacles réglementaires
 6.1. B. Développer la concurrence
 6.2. Protéger les consommateurs
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 

 
 Cinq propositions
 
 
 

 
 
 

■ L’essor du «low cost» dans l’alimentaire est entravé par
 des barrières légales dont l’utilité est discutable. Il est
 grand temps de réformer les lois sur l’urbanisme
 commercial, qui ont freiné l’essor du hard discount et les
 baisses de prix dans la grande distribution.
 
 ■ L’essor du «low cost» dans le commerce d’ameublement
 et de loisir (bricolage, culture, jardinage, etc) serait stimulé par l’autorisation d’ouverture des magasins le dimanche,
 qui permettrait de mieux amortir les coûts et de faire ainsi
 bénéficier les consommateurs de prix bas.
 
 ■ L’essor du «low cost» et la baisse des prix nécessitent
 d’introduire plus de concurrence sur certains marchés.
 Dans le cas de la téléphonie mobile, la place des opérateurs
 virtuels doit être confortée et l’entrée d’un nouvel
 opérateur encouragée. Dans le cas de la pharmacie, le
 monopole sur les médicaments sans ordonnance limite
 l’entrée d’opérateurs efficaces et les baisses de prix.
 
 ■ En matière de transport aérien, il existe une réelle
 opportunité pour l’essor du «low cost» sur les lignes
 domestiques qui ne sont pas desservies par le TGV. Dans
 le cas des lignes aériennes au départ de Paris, l’essor du «low cost» est entravé par la congestion des deux grands
 aéroports. Plusieurs pistes méritent d’être explorées, et
 notamment une réforme dans la gestion des créneaux de
 décollage et d’atterissage.
 
 ■ Le consommateur de «low cost» doit pouvoir disposer
 d’une plus grande information sur les prix et les conditions
 de vente, notamment lorsqu’il achète sur Internet.