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Le sport à l'école et le sport scolaire

Auteur(s) :

Editeur :

  • Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

Date de remise : Février 2012
133 pages

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M. Robert Lecou, député de l'Hérault, a été chargé par le Président de la République d'une « mission d'évaluation et de propositions sur le sport à l'école ». La mission devait répondre aux questions suivantes : « Comment améliorer la lisibilité de l'offre sportive à l'école ? Clarifier la fonction, le statut et les objectifs des différents dispositifs existants, de l'école primaire au lycée ? Comment améliorer le maillage et la cohérence de l'offre sportive pour les élèves, ainsi que le développement de passerelles avec le sport civil ? Comment évaluer les effets positifs pour les élèves de ces dispositifs complétant l'enseignement obligatoire de l'éducation physique et sportive ? ». Le rapport propose un état des lieux du sport scolaire en France (politique ministérielle en faveur du développement du sport scolaire, panorama de l'éducation physique et sportive, approche du corps des professeurs d'éducation physique et sportive des collèges et lycées, panorama du sport scolaire). Il présente par ailleurs des éléments de comparaison avec d'autres systèmes éducatifs (Finlande et Allemagne). Sur la base de ses observations et de son analyse, la mission formule 24 préconisations en faveur du développement du sport à l'école.

Liste des préconisations

Principes généraux

 1 Ériger l'éducation physique et sportive et son prolongement, le sport scolaire, comme une priorité de l'éducation nationale au même titre que la maîtrise de la langue et ajouter une compétence supplémentaire du type « connaître et maîtriser son corps » au socle commun de connaissances et de compétences.

2 Promouvoir auprès des élèves l'objectif minimal d'une heure par jour (soit sept heures par semaine) d'activité physique sur toute la durée de la scolarité, ce temps incluant l'enseignement de l'éducation physique et sportive, les activités sportives et toute activité physique qui peut être initiée à tout moment de la journée notamment et par exemple à l'occasion des déplacements du domicile à l'école, à la cantine, au stade...

3 Organiser une campagne de communication et d'information interministérielle sur les vertus du sport et notamment du sport scolaire et transformer la journée du sport scolaire en une « fête du sport » rassemblant, chaque année, le premier mercredi d'octobre, élèves, parents, enseignants et partenaires autour des valeurs du sport et de ses pratiques.

4 Reconnaître, pour tous les publics, les apports du sport scolaire dans le cadre du diplôme national du brevet et du baccalauréat.

Pour le premier degré

5 Repenser les rythmes des élèves du premier degré à propos desquels les avis convergent pour diagnostiquer un emploi du temps trop contraint dans le cadre des huit demi-journées de la semaine et de l’organisation des vacances scolaires, et dégager du temps notamment pour favoriser l'activité physique.

6 Renforcer la formation universitaire comme la formation professionnelle initiale et continue en éducation physique et sportive des professeurs des écoles (notamment en ce qui concerne les activités physiques à encadrement renforcé comme la natation ou l'escalade) pour leur permettre de mieux assurer cet enseignement et de travailler efficacement en partenariat avec quelque intervenant extérieur que ce soit.

7 Flécher le budget octroyé à l'USEP à travers la convention pluriannuelle d'objectifs, la détermination des critères d'affectation pouvant s'opérer à travers des travaux réunissant tous les partenaires au sein de la ligue de l'enseignement, instance fédérale nationale de l'USEP.

8 Inciter fortement toutes les écoles publiques à s'affilier à l'association départementale de l'USEP, les écoles privées étant encouragées de la même façon à s'affilier à l'UGSEL, et inscrire le travail en partenariat avec les fédérations du sport scolaire dans les missions obligées des conseillers pédagogiques de circonscription en éducation physique et sportive.

9 Confier, dans chaque département, à un inspecteur de l'éducation nationale chargé d'une circonscription du premier degré, le pilotage, la coordination et le suivi de l'éducation physique et sportive et du sport scolaire, la gestion de l'équipe EPS et les relations avec l'USEP, à charge pour lui d'en rendre compte annuellement au directeur académique des services de l'éducation nationale.

Pour le second degré

10 Revaloriser les professeurs d'éducation physique et sportive notamment par une définition claire de leurs missions (fonction enseignante, sport scolaire, éducation à la santé,..).

11 Donner toute sa place à l’UNSS et au sport scolaire dans le cursus de formation universitaire par la création d'un module adapté.

12 Préserver le statut associatif de l'UNSS (dans l'enseignement public) et de l'UGSEL (dans l'enseignement privé) pour que celles-ci puissent jouer au mieux leur rôle de promoteur de la pratique sportive en collaboration avec les fédérations et l'ensemble des partenaires de l'école.

13 Confier le pilotage académique au recteur, président du conseil régional de l'UNSS, qui pourra s'appuyer sur les inspecteurs d'académie – inspecteurs pédagogiques régionaux d'éducation physique et sportive ; supprimer les conseils départementaux qui ne se justifient plus, les directeurs académiques des services de l'éducation nationale conduisant le dialogue de gestion, dans le cadre d'une contractualisation des associations sportives, pour vérifier l'adéquation entre moyens et résultats

14 Confirmer la présidence de droit de l'association sportive par le chef d'établissement (public ou privé) qui a pour rôle, clairement défini dans sa lettre de mission, de dynamiser le fonctionnement associatif en renforçant le rôle du comité directeur, en réunissant régulièrement le bureau, en adoptant le contrat d'objectifs annuel, en produisant des rapports d'activités, en cadrant les délégations

15 Confier au chef d'établissement (public et privé), en lui laissant toute latitude dans le cadre de son autonomie, le soin de définir la mission de chaque enseignant à travers une lettre de mission annuelle précisant notamment la mise en oeuvre du forfait UNSS la plus efficiente pour renforcer le sport scolaire.

16 Renforcer l'autonomie des établissements en déterminant un horaire – plancher et un horaire – plafond par discipline pour dégager les marges de manœuvre nécessaires à la constitution de classes à thème ou d'établissements à dominante.

Pour favoriser le partenariat et ouvrir l'école

17 Faire de l'association sportive l'instance fédératrice de l'ensemble de la politique sportive de l'établissement. Ouvrir son comité directeur notamment à une personnalité qualifiée du monde sportif.

18 Reconnaître le district, niveau d'organisation territoriale de l'UNSS, comme échelon opérationnel et les coordonnateurs de district qui sont des professeurs d'éducation physique et sportive comme chevilles ouvrières de l'organisation du sport scolaire dans le second degré et encourager la création de réseaux d'associations sportives.

19 Créer un « contrat local sportif »

- qui réunira, dans un même partenariat, sur un territoire donné, les établissements, les fédérations sportives, les collectivités territoriales, les élèves et les parents d'élèves,

- qui permettra l'attribution de moyens en fonction des réalités locales

- et dont la procédure d'évaluation s'organisera autour de ce même territoire.

20 Mutualiser les installations sportives, au bénéfice partagé du sport scolaire et du sport civil et optimiser leur utilisation ; encourager la programmation pluriannuelle des rénovations et des constructions d'équipements sportifs qui font actuellement défaut en France.

21 Organiser et programmer des rencontres, qu'elles soient des compétitions, des activités de découverte ou des représentations, dans le cadre du projet territorial, pour entretenir le dynamisme du sport scolaire.

22 Renforcer le statut du sport scolaire en légitimant sa place du mercredi après-midi en recherchant avec les usagers, les parents et les élèves, avec les partenaires, les collectivités notamment, avec l'institution de l'éducation nationale, les nécessaires réponses d'aménagement du temps scolaire, dans les lycées, par exemple, ou de logistique, notamment dans les établissements ruraux dépourvus souvent de possibilité de transport à ce moment de la semaine.

Pour favoriser la mixité

23 Favoriser la mixité dans le sport scolaire (la mixité garçons - filles mais aussi la mixité sociale et la mixité valides – non-valides) ; sensibiliser les communautés éducatives, les familles et les partenaires à la priorité qu'il convient de donner à certains publics (les lycéens et en particulier ceux des lycées professionnels, les filles, les élèves des établissements prioritaires, les élèves des internats d'excellence, les élèves en situation de handicap) ; souligner l'intérêt du sport adapté et de handisport.

Monsieur (ou Madame) sport scolaire

24 Désigner un responsable chargé de rendre effectives les mesures envisagées et d'enclencher la dynamique attendue.