Retour
 

Quel devenir pour les infrastructures de l'Aérotrain ? (Loiret) - Inverser le regard

Auteur(s) :

Editeur :

  • Ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer

Date de remise : Mai 2017
90 pages

Pour lire les rapports au format PDF vous avez besoin d'un lecteur PDF.
Pour lire les rapports au format EPUB vous avez besoin d'un lecteur EPUB.

Numérique (PDF)
 
Télécharger

Ces ouvrages, dont subsistent un monorail en viaduc de 18 kilomètres et trois plates-formes techniques, sont solides et peuvent résister encore plusieurs décennies, estime la mission. Le coût de leur démolition - 13 millions d'euros a minima - serait en conséquence une dépense inutile. Leur pérennisation nécessite toutefois une remise en état pour compenser le défaut d'entretien depuis la fin des essais il y a 40 ans et pour garantir la sécurité des tiers empruntant les espaces agricoles, forestiers ou routiers situés sous le monorail. Son implantation, établie grâce à une servitude, sans acquisition foncière, conduit en effet à laisser ces espaces entièrement ouverts et accessibles et comme l'ouvrage appartient à l'Etat, il en va donc de sa responsabilité. Une fois les infrastructures sécurisées, un nouveau regard peut être porté sur cette oeuvre remarquable, témoin de la prouesse technologique de l'Aérotrain. La création d'un Groupement d'intérêt public (GIP) permettrait d'assembler acteurs privés et entités publiques pour constituer une force locale d'action et d'initiative. Afin de sécuriser le GIP dans l'usage de l'ouvrage, une « convention d'occupation temporaire » sur 20 ans devra être formalisée avec l'Etat. Des actions de mise en valeur de l'ouvrage pourront être imaginées. Le rapport propose par exemple de s'appuyer sur les activités agricoles et cynégétiques afin de développer une biodiversité raisonnée à « l'ombre » de l'ouvrage. Il propose surtout, grâce aux dispositifs préconisés, de rendre possible des actions locales ludiques, pédagogiques, artistiques ou sportives de mise en valeur. Ces actions permettront de traduire ainsi concrètement la récente inscription par le ministère de la culture de la voie de l'Aérotrain au label « Patrimoine du XXe siècle ».

Résumé

Introduction : d’une gestion des urgences au coup par coup à une vision d’ensemble
L’Aérotrain de Jean Bertin
Un ouvrage composite à triple fonction
Des interventions successives qui mettent en cause peu à peu l’intégrité de l’ouvrage

1. Un ouvrage bientôt quinquagénaire qui se porte plutôt bien, marque le paysage et participe de l’identité locale

1.1. Un ouvrage à trois composantes au vieillissement très différencié
1.1.1. Le monorail : un ouvrage de préfabrication industrielle de grande qualité, qui se porte structurellement bien
1.1.2. Les trois plates-formes : construites par des techniques de bâtiment, leur vieillissement est à surveiller
1.1.3. Les pièces annexes rapportées sur les ouvrages en béton , atteignant un degré de corrosion fatal, sont maintenant déposées ou neutralisées

1.2. Un ouvrage linéaire implanté grâce à une servitude d’utilité publique qui perdure tant que l’ouvrage existe, quels que soient ses usages

1.3. Une démolition qui serait coûteuse
1.3.1. Un corridor de trois infrastructures de transport aux « servitudes »physiquement imbriquées qui imposerait des sujétions significatives à la démolition
1.3.2. Un ouvrage qui ne menace nullement péril dont la démolition représenterait une dépense « sèche »

1.4. Un ouvrage dans le paysage
1.4.1. Plus qu’un simple ouvrage technique, une silhouette épurée qui révèle un réel souci du dessin
1.4.2. Une architecture qui « fait paysage »
1.4.3. Une « personnalité » du paysage nord-orléanais

1.5. Une prouesse technologique porteuse de la mémoire d’une époque d’effervescence industrielle
1.5.1. Un état d’abandon des infrastructures qui exacerbe les difficultés imposées aux activités agricoles
1.5.2. Une invention technique hybride pourtant totalement singulière qui a pleinement fait ses preuves
1.5.3. En juin 2015, la labellisation au « Patrimoine du XXè siècle » par le Ministère de la Culture
1.5.4. D’un nouveau regard à la reconnaissance

1.6. Un ouvrage à sécuriser par une préservation technique douce

2. De nouveaux usages pour un nouveau regard sur l’Aérotrain

2.1. Vers une revalorisation de l’Aérotrain et de ses infrastructures
2.1.1. Une mosaïque de biodiversité utile à l’agriculture sous le monorail
2.1.2. Vers des usages agricoles ou festifs locaux sous la plate-forme de Ruan
2.1.3. Vers une « muséologie active » de l’Aérotrain
2.1.4. Vers une remise en apparence et en « lisibilité » du monorail
2.1.5. Vers une promenade douce, ludique et culturelle le long du monorail dans la forêt d’Orléans

2.2. Installer grâce à un GIP « local » une gouvernance en charge de piloter les nouveaux usages de valorisation de l’Aérotrain et d’organiser leur déploiement opérationnel

2.3. Créer les conditions de mise en oeuvre de la stratégie locale de valorisation de l’Aérotrain dans le cadre d’une infrastructure remise en valeur
2.3.1. Vers un cadre contractuel de transfert d’usage à long terme des différentes parties de l’infrastructure au bénéfice du GIP de l’Aérotrain…
2.3.2. … dans un cadre de remise en « propreté » technique et paysagère par l’État

Conclusion

Annexes
1. Lettre de mission
2. Liste des personnes rencontrées
3. Exemple de convention de servitude passée avec un propriétaire privé
4. Convention entre l’État et l’ONF
5. Documentation technique sommaire du monorail, mars 1969
6. Avis sur le devenir du portique en béton de la voie expérimentale de l’Aérotrain, Benoist Garnero, paysagiste-conseil de la DREAL Centre-Val-de-Loire, octobre 2016
7. Avis de l’architecte-conseil et du paysagiste-conseil des services de l’État du département du Loiret, novembre 2016
8. Extraits du procès-verbal de la séance du 10 mars 2015, Commission régionale du patrimoine et des sites de la région Centre-Val-de-Loire

 
 

Autres contenus apparentés

Voir aussi

Autres rapports sur le(s) thème(s):

Transport ferroviaire

Restez informé

Abonnement à la lettre d'information de la BRP