Victorieuse aux élections législatives de septembre 2006 avec, pour slogan, « le travail doit payer », la coalition bourgeoise a centré son programme sur la promotion de celui-ci tout en mettant en œuvre, dès 2007, une réforme de l’assurance chômage. Contestée d’entrée de jeu, cette dernière est plus que jamais, face à la brutale hausse du chômage engendrée par la crise financière et économique mondiale, l’objet de vives polémiques. La volonté gouvernementale de renforcer le caractère assuranciel des allocations chômage a conduit, notamment, à une augmentation des cotisations individuelles, amenant, en l’espace de deux ans, près de 500 000 Suédois à se désaffilier de leur caisse d’assurance chômage. L’équilibre général du système d’indemnisation du chômage s’est retrouvé menacé à la suite de la décision de l’Etat de se retirer du financement des différentes caisses concernées. Quant au durcissement des conditions d’octroi de ces allocations, il a réduit le filet de sécurité offert par le système suédois aux travailleurs les plus précaires. Les trois confédérations syndicales qui gèrent les caisses de l’assurance chômage, se sont fortement mobilisées, même si des divergences d’intérêts les empêchent de présenter un front uni. Les débats en cours sur les conditions d’octroi et la forme juridique de cette couverture, tout comme sur l’équilibre entre la promotion de l’activité et la sécurité offerte en cas de chômage, figureront donc sans doute au cœur de la campagne électorale de 2010.